ANCRE A REPOS CIRCULAIRES
bornent l’étendue du mouvement angulaire de la fourchette devenant inutiles, on les supprime.
Si les dents de la roue étaient pointues, le plan de répulsion devrait être établi selon la ligne eh (fig. 4, planche neuvième).
Notre description, juste quant au Drincipe, n’était pas exacte quant aux formes. Voici les véritables dispositions adoptées par M. Cole :
Lorsque la roue d’échappement a la dent pointue, l’extrémité de cette dent, est comme en B, en forme de bec dont la pointe appuie sur le bras de l’ancre et la face de cette pointe, en retour obtus vers la droite, se continue par un long plan incline x, (pîaii de répulsion).
Quand la dent de la roue est renflée vers la tête, c’est-à-dire porte un incliné, comme dans les échappements français, M. Cole donne à cette dent la forme vue en C ; c’est-à-dire que le repos se fait sur le sommet d’un angle dont un côté est le petit incliné, et l’autre côté, en retraite, se termine où commence le plan de répulsion z.
Nous n’avons pas eu entre nos mains de montres pourvues des échappements de M. Cole, nous ne pouvons donc rien dire des résultats pratiques.
Dans l'édition anglaise de ce Traité, il est question d’un échappement à ancre, dont les faces de repos sont des plans de répulsion ; nous aurons occasion d’en parler dans notre Deuxième Appendice.
Wote sur l’ancre à repos circulaires.
799. Au dernier paragraphe du n° 631, il est dit qu’on peut également assurer la stabilité d’un ancre que ses repos soient curvilignes, ou qu’ils soient droits. Nous aurions dû ajouter que ce cas ne peut être réalisé sur les repos concentriques à Taxe, qu’avec des bras fort inégaux.
On rencontre de temps en temps des montres à échappements à ancre à bras circulaires en acier, tels qu’on les a construits dès l’origine. Quand l’exécution en est convenable, ces montres se comportent assez bien à poste-fixe, mais la généralité fait des écarts au porter.
Nous avons toujours obtenu la correction de ce défaut, quand il était seul, par un changement dans la direction de la pression sur le repos; mais, alors, il y avait un peu de tirage, et l’usure des repos devenait un peu plus rapide.
La nécessité d’assurer la stabilité de l’ancre ressort clairement de l’étude de notre Théorie des échappements libres, et l’expérience
ECHAPPEMENT A ANCHE.
confirme ses conclusions. Il faut se bien pénétrer que les déplacements irréguliers de l’ancre ont leur cause principale, non pas dans des mouvements circulaires autour de son axe, cas excessivement rare, mais dans les effets de trépidation et de réciprocité d’action des corps en mouvement.
Nous laissons au lecteur à tirer la conséquence des faits suivants : des ancres à bras circulaires garnis de pierres dures ont fait des écarts tant que l’huile y est restée un peu fluide, tandis que les mêmes irrégularités sont allées en s’amoindrissant avec des ancres à bras d’acier. Ce qu’on doit attribuer à ce que la roue tenait plus fortement l’ancre au repos, quand la surface polie du bras s’était adoucie sous le travail des dents.