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DU REPOS ET DU TIRAGE

Le point de repos transporté en b réalise une disposition extrêmement vicieuse ; la résistance du décrochement sera à peu de chose près ce qu elle était pour le plan a , et la direction de la pression étant en tendance à repousser la détente, à l’éloigner de la roue, le moindre ébianlement ressenti par cette détente la détache de son plot d’arrêt ou butoir. Au moyen d'une loupe d’un fort grossissement, il est facile de s assurer que, de temps en temps, un petit intervalle existe entre les deux.

Fig. 52.

La seule disposition rationnelle est celle qui met le point de contact au-dessous du point tangent, en c par approximation. La stabilité de la détente au repos étant mieux assurée, on peut diminuer un peu la hauteur du petit plan de recul, d’où s’ensuit qu’il faudra au balancier un peu moins de puissance pour opérer le décrochement (630).

827. La hauteur du petit plan incliné de repos donne la mesure de la résistance du décrochement.

La direction de la pression sur ce plan fait connaître le degré de stabilité de la détente au repos.

Une combinaison raisonnée de ces deux éléments fera trouver la position de ce point de repos la plus favorable.

Du tirage.

828. Les surfaces des repos des premières détentes de L. Berthoud étaient tracées par un arc de cercle décrit du centre de la détente, la roue n’avait aucun mouvement de recul. Aujourd’hui, la dent de la roue s’arrête vers le bas d’un plan incliné rectiligne , cette roue est donc repoussée un peu en arrière quand le dégagement s’opère.

ÉCHAPPEMENT A DÉTENTE - PRINCIPES

Quelques rares horlogers prétendent encore que le tirage est inutile aux échappements à ancre, ainsi qu’aux échappements à détente, et leur principal argument consiste à faire observer que la pression étant dans la direction du centre de mouvement, une détente, en vertu de son inertie et de son parfait état d’équilibre, n’a aucune tendance à aller d’un côté ou de l’autre.

Sans vouloir nous appuyer du sentiment d’une foule d’artistes distingués qui ont reconnu pratiquement la nécessité du tirage, ni de son adoption à peu près universelle aujourd’hui, ce qui pèserait cependant d’un certain poids dans la question, nous ferons remarquer aux partisans des repos circulaires, que lorsqu’ils refusent d’admettre l’influence des mouvements giratoires dans le plan d’un ancre ou d’une détente, ils ont raison, vu l’excessive rareté du fait, mais qu’ils paraissent oublier, ou ignorer, que les déplacements d’une détente quelconque par rebondissement, frétillement quand elle n’est pas appuyée au point convenable, etc., ont leur cause principale dans des effets de trépidation et de réciprocité d’action des corps en mouvement.

La théorie l’établit clairement, et nous en avons donné une démonstration expérimentale à l’article 635. Une expérience facile à faire peut d’ailleurs suffire aux plus incrédules.

829. En disposant une montre de façon à pouvoir arrêter à volonté le balancier décrivant l’arc supplémentaire, et ensuite ce balancier immobilisé à plusieurs reprises dans le temps même où la montre en inarche est soumise à des secousses, trépidations, etc. , ils constateront, non pas toujours, mais sur certaines pièces, en regardant l’échappement à contre-jour, que la détente est parfois maintenue en l’air par la dent de la roue et ne touche pas à la pièce d’arrêt.

Ce défaut est fréquent aux pièces suisses, où le tirage est obtenu par le déplacement angulaire d’un cylindre de repos entaillé seulement jusqu’au point tangent, et surtout avec des détentes un peu molles et insuffisamment armées.

Cette question de tirage a été amplement traitée aux articles 622 et suivants; nous y renvoyons.

Une donnée d’expérience, qui ne peut d’ailleurs être que très-élas* tique, porte à 12° environ l’inclinaison du plan de repos. C’est à l’horloger à modifier ce chiffre suivant les exigences du sujet; plutôt moins pour les chronomètres de bord, plutôt plus pour les chronomètres de poche.

Un tirage un peu énergique, mais obtenu avec la plus faible péné-

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