PROPORTIONS DIVERSES
seront plus grands et le recul sera dans un moindre rapport , ce qui conduit à l’isochronisme des vibrations.
« Le recul tendant à détruire les trous de pivots, et par conséquent à changer les arcs de levée, il faut le réduire autant que possible, et faire en sorte qu’il se fasse lorsque la dent agit près du centre; autrement la vibration du balancier ne s’achèvera pas librement, et ce dernier subira davantage l’influence de la force motrice.
« Il faut diminuer, autant que possible, le corps de la verge, afin d’en pouvoir rapprocher la roue, parce que : i° le frottement est moindre puisque la pression de la roue est la même et la traînée plus petite ; 2° les arcs de levée seront plus grands et par conséquent ceux de supplément plus petits, d’où suit un moindre dérangement par les variations de la force motrice.
a Les palettes ne doivent pas être entaillées jusqu’au centre, afin d’avoir moins de chute. »
146. Nous trouvons dans ces extraits de Berthoud plusieurs contradictions, entre autres les suivantes : 11 conseille des roues peu nombrées, c’est-à-dire à grandes dents, pour obtenir l’isochronisme , et , ailleurs, des roues nombrées, c’est-à-dire à petites dents, pour diminuer le frottement , sans s’inquiéter d’accorder ces deux extrêmes ; puis il recommande de diminuer le frottement, et surtout le recul, et il veut des palettes qui ne soient pas entaillées jusqu'au centre; on sait que ces palettes procurent plus de frottement et de recul que les autres.
On s’explique difficilement la prédilection de Berthoud pour l’échappement à verge, car ce qu’il dit des grandes vibrations, de l’utilité de diminuer le frottement, de rendre l’échappement aussi libre que possible, etc. , semble écrit en faveur des échappements à repos contre celui à verge, et ses opinions, si favorables à ce dernier, trouvèrent des contradicteurs parmi ses contemporains , notamment dans Lepaute et Jodin.
Berthoud ne pose nulle part les principes de l’échappement à roue de rencontre, si ce n’est très-vaguement et dans un certain nombre de passages épars dans les deux volumes de son Essai. Trois choses ressortent clairement d’une lecture attentive de cet auteur : 1° la pénétration des dents de la roue sur la palette ne saurait dépasser les 2/3 de la largeur de celle-ci ; 2° le frottement , et surtout celui du recul , est le défaut capital de cet échappement; 3° l’oscillation totale du balancier ne dépassera que rarement une demi-circonférence.
ÉCHAPPEMENT A ROUE DE RENCONTRE
Ouverture de la verge, 90°, 95° et même 100°, lorsque l’on veut faciliter l’étendue des vibrations et empêcher les renversements ou battements.
Inclinaison des dents de la roue, de 15° à 20°. Ailleurs elle est portée à 25\
L’arc total de vibration doit être de trois fois la levée.
147. TAYAN (Mémoire publié à Genève par la Société établie pour l’avancement des arts). — Ouverture des palettes, 100°.
Inclinaison des dents, 25°. — Levée, 40°. — Vibration totale sans renversement, 220°.
La largeur des palettes, mesurée à partir du centre de l’axe, doit être de 2/4 les du diamètre d’une roue de 11 dents, 2/13es pour 13 dents, 2/15es pour 15 dents.
La profondeur de l’engrenage doit être telle, que la verge étant ouverte à 100°, et placée comme l’indique la figure 10, page 64, la dent de la roue fasse reculer chaque palette de 20° (pour avoir la levée totale de 40e). La pointe des dents se trouvera alors dans le plan vertical indiqué par la ligne ponctuée MN.
« Avec cette profondeur d’engrenage il y a la chute nécessaire et point d’accrochement; c’est celle qui est jugée la plus convenable dans la pratique. »
La seule inspection du dessin suffit pour démontrer que cette profondeur s’arrêtera au 2/3 environ de la largeur de la palette.
148. MOINET (article de Duchemin). — Ouverture des palettes, de 100° à 110°. Peuvent être ouvertes jusqu’à 115°.
Largeur des palettes, prises du centre de l’axe, moitié de l’intervalle d’une dent à la suivante.
Levée totale, 40°. — Inclinaison des dents, de 30 à 35°.
« La méthode plus moderne des verges entaillées semble bien favoriser le principe de Berthoud, en permettant à la roue de se rapprocher davantage de leur centre ; mais on ne doit pas en abuser, car le levier , devenu plus court , exige un balancier moins lourd et moins propre à vaincre r épaississement des huiles. »
140. M. WAGNER (Mémoire sur les échappements simples). — Ouverture des palettes, de 100° à 115°. — Levée, 50°. — Vibration totale, 170°.
Les autres proportions sont celles adoptées par Duchemin.
« En traitant l’échappement selon les règles posées par cet artiste, dit M. Wagner, on obtient des montres à roue de rencontre une marche