OUVERTURE DES PALETTES DE LA VERGE
Le Roy et Sully .
Bertlioud .
Tavan .
Duchemin- Wagner . . . .
90°-95°et même 100° 4 00»
Minimum 90° — Maximum 415®.
l’échappement tangent.
Deux observations concernant ce tableau.
151* On voit, à l’examen du tableau ci-joint, que les proportions anciennes et les modernes diffèrent en ceci : que pour les anciens horlogers l’angle d’ouverture des palettes était contenu entre les limites de 90° à 100°, tandis que les modernes l’enferment entre les deux points extrêmes 100° à 115°. La plus grande ouverture des anciens est précisément la plus petite des modernes. Il paraît étrange, au premier abord que des artistes comme Le Roy, Sully, Berthoud, Jodin, etc., qui ont pratiqué l’échappement à roue de rencontre durant de longues années, ne se soient pas doutés que quelques degrés de plus, ajoutés à l’ouverture, allaient procurer une exactitude supérieure à celle que l’on obtenait alors.
Une très-longue expérience de cet échappement leur avait révélé l’écueil que les partisans d’une grande ouverture, séduits par le système, en faveur un moment, des oscillations très-étendues, n’ont pas prévu, et que quelques années passées dans les pratiques du rhabillage leur eussent certainement fait découvrir.
Une chose également digne de remarque, c’est que chaque fois que des artistes ont reproché à J. Le Roy de donner à ses verges d’horloge une ouverture trop considérable et des palettes courtes, ce qui l’obligeait à employer un balancier léger et à grandes oscillations, construction qui évidemment engendrait beaucoup de frottement, ils ont condamné le système moderne des échappements à verges très-ouvertes, auxquels peuvent s’appliquer les reproches que nous venons de rapporter, et au moins aussi justement qu’à l’échappement d’horloge de Le Roy.