ÉCHAPPEMENTS DE GRANITÉ
à l’ordinaire. Quant au bras B, il porte une bascule ou bec mobile sur pivots, ho, qui tend constamment à tourner, sous son excès de poids en h. Ce bec mobile est rabattu contre l’autre bec n, par la pression d’une cheville, comme en o; cheville qui passe dans le mouvement de l’ancre d’un bras sur l’autre, ou de o en s. C’est alors que le nez o de la bascule se soulève suivant xx' , et, au retour du balancier, livre passage à la cheville; elle glisse le long du plan d’impulsion de n, en passant sous cette bascule soulevée, tandis que celle-ci est de nouveau rabattue par la cheville suivante dans la position que montre la figure. L’aiguille montée sur le pivot de la roue ne fera donc qu’un mouvement par deux vibrations.
Observation. — Tous les échappements à bec brisé ou bascule, ou à pied-de-biche fonctionnant à ressort ou à poids, car on en a construit un certain nombre, variés dans les formes, n’ont produit, par suite des effets d’adhérence, de collement ou d’épaississement d’huile, auxquels ils sont sujets à la longue, que de mauvais résultats.
1023. autres Échappements a coup riaiiu battant ta seconde. — Un seul de ces échappements est représenté figure 7 f planche treizième). Voici ses fonctions : un repos a lieu en a. Après le dégagement, la dent a s’avance un peu, et la cheville n s’appuie sur le second repos c. Le balancier, en revenant sur lui-même, la dégage, et l’impulsion est donnée par la pression de cette cheville n sur le plan incliné concave li; impulsion qui se termine par l’arrêt de la dent b en a, etc.
Bien que ce dernier échappement soit préférable, par sa simplicité et la sûreté de ses fonctions, aux échappements à bec mobile, il ne faudrait pas cependant lui demander la régularité qu’on obtient de l’échappement à ancre des régulateurs.
Observation. — Un grand nombre d’échappements, soit à repos frottant, soit libres et à un coup perdu, ont été construits en vue de faire marquer la seconde avec le pendule de 248 millimètres. Les résultats ont été médiocres. Le mieux serait de renoncer à une futilité et de se servir de l’échappement ordinaire donnant deux battements par seconde. 11 est facile, d’ailleurs, de les scander et de ne les compter que de deux en deux.
102©. échappements dits de «suavité. - — Les Anglais qualifient de ce nom un genre d’échappement où l’impulsion résulte de l’action qu’exerce sur le pendule un corps agissant en vertu de sa seule pesanteur, c’est-à-dire des lois de la gravitation. Bien que plusieurs
ÉCHAPPEMENTS DES PENDULES
aient été construits, et notamment par Thomas Reid, nous nous bornerons à décrire le suivant dont on a fait quelque bruit.
1027. Echappement Dcnison. — Voici, autant qu;il nous a été possible de comprendre une description assez obscure, comment il fonctionne. La figure 6 ( planche douzième ) le représente au moment où la détente T, mobiie sur pivots, cesse d’actionner le pendule qui continue librement à oscilier vers la droite, jusqu’à ce que sa tête de vis m rencontre la cheville relevée du champ de la seconde détente pivotée R. Un décrochement a lieu en h , la roue tourne, et, par sa cheville c, repousse la détente T jusqu’enTz, où cette détente est saisie et maintenue en l’air par la pression de la dent a sur le repos f. Les trois dents delà roue occupent alors les positions f, h,j; puis le balancier revient sur ses pas, supportant le poids de la détente R, qui l’accompagne jusqu’à ce qu’il soit arrivé dans la verticale.
La détente T se trouvant alors dans la situation où la détente R est représentée sur la figure, l’action qui vient de s’accomplir à droite se répète à gauche, et ainsi de suite.
Le pendule n’attaque chaque détente que lorsqu’elle a été éloignée de la différence de son premier à son deuxième repos; cette différence, indiquée par la ligne pointillée Tz, constitue la durée de l’impulsion. Son énergie varie avec le poids des boules b et d. Un volant vv, monté sur l’axe de la roue, amortit les chocs des repos, et les extrémités des petits ponts b et d font l’office de pince-lame.
Cet échappement, appliqué à une grosse horloge munie d’un pendule gigantesque, aurait, selon l’auteur, procuré à cette horloge une marche d’une régularité parfaite. Nous croyons qu’il l’a introduit dans des pendules de cheminée; mais nous pensons que là, par les effets résultant d’un mobile de plus, de l’inertie du volant, de la précipitation obligée du mouvement des détentes, etc., il a dû être beaucoup moins satisfait.
Dans des échappements de ce genre, on a substitué aux détentes à poids des détentes à ressort; elles valent moins, leur action étant plus inégale.
1028. Nota . — La connexion des principes qui régissent les échappements libres munis d’un pendule et ceux dits à force constante, et la liaison évidente qui range ces derniers et les remontoirs d’égalité dans une même classe, nous ont engagé à réunir les questions qui se rattachent à ces trois sortes de mécanismes dans un article unique. On le trouvera dans la troisième partie (1480).