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OBSERVATIONS GÉNÉRALES

Sur l’utilité de remarquer où commence la menée.

1145. Le point où commence la menée est, ainsi qu’on vient de le voir, déterminé pour chaque espèce de pignon ; mais il est bien entendu que sa place, relativement à la ligne des centres, n’est invariable que dans la supposition que ces pignons sont conformés selon les règles de la théorie, car le lecteur a pressenti déjà qu’un changement dans les proportions en produit un dans la position du point où commence la menée, et que ce point est transporté : 1° plus loin delà ligne des centres quand le pignon est plus gros , et d’autant plus loin que la grosseur est plus considérable, etc. ; 2° plus près de la ligne des centres et même sur cette ligne avec les bas nombres, si le pignon est trop petit, etc.

On a dans le premier cas un plus grand frottement rentrant et des accotements, etc.; dans le deuxième cas, une menée irrégulière agissant par glissements, précipitations, chutes, etc.

Sur les pignons de nombres impairs.

1 1 46. Aucun inconvénient n’est à redouter dans l’emploi des pignons de nombres impairs lorsqu’ils sont établis avec soin, c’est-à-dire selon les règles, malgré l’opinion contraire et sans fondement de quelques horlogers. Les seules objections qu’on puisse faire contre l’usage de ces pignons sont : la première, que les nombres 7, 11, 13 étant des nombres premiers qui n’ont pour diviseurs qu’eux-mêmes ou l’unité, offrent des difficultés lorsqu’on veut les faire entrer dans les combinai-

riGNONS DE NOMBRES I M PA IR S.

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sons de chiffres que nécessite la création d’un calibre de montre ; la seconde consiste dans la difficulté de mesurer exactement la grosseur totale du pignon, et de saisir à la vue si la direction des flancs est bien vers le centre, désavantage qu’on n’a pas avec les nombres pairs où la correspondance directe de deux ailes rend sensible à l’œil toute déviation dans la direction des flancs.

1 147. La mesure totale de la grosseur d’un pignon impair se prend sur une plaque mince percée de trous, et en introduisant dans le trou où le pignon passe sans jeu une petite règle conique arrondie sur ses bords. On marque le degré d’enfoncement, et la largeur de la règle, vers le trait, étant mesurée avec soin, donne exactement la grosseur totale cherchée.

Sur l'importance du changement de forme de l’épicycloïde, qui varie avec les diamètres des roues.

114§. L’épicycloïde de l’ogive (pour un même pignon) se modifie légèrement quand on change le nombre des dents de la roue, qui change alors de diamètre en conservant le même pas; mais cette différence peut être considérée comme insensible, tant que le nombre sur lequel le dessin a été fait n’est qu’augmenté ou réduit d’un quart à un tiers. Ainsi la fig. 3 ( planche quatorzième ) peut donner les dimensions proportionnelles des dentures de toutes les roues ayant de 50 à 120 dents et engrenant à un pignon de 12 ailes.

Le pignon restant le même, l’ogive sera imperceptiblement plus droite et plus haute avec la roue de 120, et le contraire avec la roue de 50, comparées toutes deux à celle de la figure 3.

1149. Lorsqu’on veut tracer sur une roue terminée le cercle primitif, il faut bien se souvenir que le commencement d’une épicycloïde étant à peine courbé se confond presque avec le prolongement en ligne droite du flanc de la dent, et que si l’on faisait passer le cercle primitif ; u point où la courbure de l’ogive est déjà sensiblement prononcée, ce cercle primitif serait trop grand.

Le cercle primitif tracé sur une denture aide puissamment à trouver la vraie pénétration de l’engrenage.

TRAITÉ DES ENGRENAGES

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