FAITS DE PRATIQUE
à l’appui «les règles indiquées.
Tous les artistes bons praticiens, ou presque tous, sont d’accord sur ce point, qu’une levée de 40° suffit largement, et qu’en la poussant au delà, on ne fait qu’introduire des causes d’usure et de désordre.
Dans les fabriques, où longtemps on a tâtonné l’ouverture, sa limite extrême est fixée à 100° depuis plus de quarante ans.
Quand le balancier d’une montre a ce qu’on appelle un mauvais cheminement, il suffit, dans la plupart des cas, si les palettes sont assez larges, de fermer un peu la verge à la flamme de la lampe, pratique bien connue des rhabilleurs, pour obtenir une plus grande vivacité d’allure et un réglage mieux soutenu, sauf toutefois quand le balancier est trop léger.
Lorsque l’on demande à un rhabilleur capable quel est le signe caractéristique d’une trop grande ouverture, il répond sans hésiter qu’à défaut d’autre moyen de vérification, il le reconnaît à cet effet que l’échappement, qui vibre hardiment tant que les huiles sont fraîches et les surfaces frottantes dans leur état primitif de parfait poli , perd de son cheminement après quelques semaines de marche, et varie fréquemment à partir de ce moment. Or, ce qu’il entend par une verge trop ouverte est celle qui dépasse 100°, ainsi que nous avons eu nombre d’occasions de le vérifier, et ainsi que cela ressort de cette expression usitée dans la pratique : il faut ouvrir la verge un peu plus que l’angle droit.
Les montres anciennes allaient trois années environ, avec un réglage soutenu. Les montres modernes, établies dans de bonnes conditions de