RÔLE DES ARRÊTS ET DE LA R RIDE
rillets qu’il livre tournant très-rond dans un bon ajustement, on n’aura aucune difficulté pour armer le ressort de la quantité qu’on jugera nécessaire.
Rôle de l’arrêtage et de la bride.
1239. Dans les montres courantes, où Ton ne peut avec quelques chances de succès chercher à régulariser le développement d’un mauvais ressort, l’arrêtage n’est qu’un butoir.
Avec un ressort offrant un maximum de développement assez étendu, l’arrêtage permet de choisir et d’utiliser les tours qui produisent le travail le plus régulier.
L’adjonction de la bride, qui maintient, un peu au-dessous du crochet, la dernière spire appliquée à la virole dans le but de ne laisser en action, ce qui est une chose excellente, que le corps trempé du ressort, nécessite l’emploi d’un arrêtage, non-seulement pour qu’il agisse comme butoir, mais pour qu’il empêche qu’à la fin du remontage le ressort ne tire violemment sur la bride ; ce qui énerverait la lame au point de flexion, tout en produisant un serrage trop énergique des spires les unes sur les autres:
Des expériences faites par un horloger suisse, M. Lindemann, lui auraient démontré qu’avec une bride convenablement disposée le tirage du ressort est plus régulier.
1240. Quand le crochet est fixé au ressort lui-même, comme en T et Y (fig. 10, planche dix-septième), disposition ancienne, qu’on trouve décrite dans l’Encyclopédie, l’emploi de la bride est inutile, parce qu’il n’a pas été nécessaire de recuire l’extrémité de la lame, et qu’alors le crochet, fortement rivé, la maintient avec assez de fermeté contre la virole. L’arrêtage doit ici borner le remontage un peu en avant du point où le tirage du ressort, se faisant trop obliquement à la virole, pourrait fatiguer le crochet, ou plutôt son rivet.
1241. En résumé, venant à la suite de nos différentes études, etc. , sur les ressorts, ces quelques indications suffiront à tout horloger doué d’intelligence et le mettront à même de reconnaître les cas où l’usage de la bride est utile, et de choisir avec discernement le point où la butée de l’arrêtage doit borner la tension du ressort moteur (1234 et 1247).
Dispositions diverses ayant pour objet la suppression de l’arrêtage.
1242. Boussard, de Toulouse, proposait de le remplacer par sa barrette allongée. Soient (fig. 3, planche dix-septième ) r et r' le premier et le second tour d’un ressort. L’intervalle blanc qui les sépare est