ESSAIS TENTÉS DANS CE BUT
le ressort, qui se continue de c en d. Lorsque l’on remonte la montre et que le ressort est entièrement armé, l’anneau se déplace d’une petite quantité de c vers b, mais sans bruit avertisseur.
Plusieurs des assistants firent la remarque qu’en plaçant un butoir à la virole en a, l’action du remontage amènerait la flexion de l’extrémité c, qui, en allant s’appuyer sur le dernier tour du ressort enroulé, y ferait fonction d’arrêt ; mais aucun n’eut l’idée d’en faire un prétexte à brevet, du moins que nous sachions.
1245. Vers le même temps, un horloger belge de Séraing apportai!-, sous une forme un peu différente, une semblable conception. Il contournait, simplement en sens opposé et comme l’indique la figure 9 ( planche dix-septième ), l’extrémité extérieure de son ressort. Le bout de la partie recourbée en arrière bute contre le plot c, et quand on remonte la montre, cette partie quitte la virole et vient s’appuyer sur le ressort entièrement enroulé.
1246. Enfin, on a vu à l’Exposition de 1867, dans la vitrine du Directeur de l’Ecole de Besançon, une disposition qui se rapproche plus ou moins des deux dernières. Là le ressort s’accroche en s (fig. 5, planche âix-septième ), à l’extrémité d’un petit levier sb, qui est ou simplement buté contre le plot b, ou bien mobile en ce point, sur un petit axe traversant le fond et le couvercle, comme le fait une bride.
Dernières observations concernant l’arrètage et le développement du ressort.
1247. Nous n’entreprendrons pas l’examen critique de ces différents essais; les lecteurs, qui ont suivi avec soin nos derniers chapitres, le feront pour nous, et seront promptement fixés sur la valeur pratique de chacune de ces conceptions. Néanmoins, il est bon que nous le répétions : l’objet de l’arrêtage et de la bride est de favoriser le choix des meilleurs tours de développement d’un ressort, entre les limites extrêmes de force que l’échappement peut corriger, et d’assurer le plus possible la conservation de la puissance élastique qu’il possède et qui, comme on le sait par expérience, s’affaiblit en quelques parties ou sur la totalité d’un ressort soumis à de trop fortes tensions ou flexions.
Si la bonde est trop petite en employant un ressort relativement long, l’arrêtage permet d’immobiliser sur la bonde un ou deux tours de ce ressort, ce qui, en réalité, augmente le diamètre de l’arbre.
Nous savons que les ressorts ordinaires du commerce produisent dans leur action des pressions, des frottements considérables entre certaines lames ; que les brusques décollements qui s’ensuivent, variables