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LE RESSORT ET SES ARRÊTAGES

suivant l’état de l’huile, nuisent à la régularité de la marche. Dans la généralité de ces cas, en employant un ressort convenablement bridé, mais plus mince, et donnant en conséquence un peu plus de tours de développement, et dont, à l’aide de l’arrêtage, on choisit l’ensemble utilisable, on aura non-seulement une puissance plus égale, mais assez souvent une puissance un peu supérieure. Ceci ressemble à un paradoxe, et n’est cependant que l’exacte vérité. Un développement moins gêné amène toujours un petit gain de force.

La faculté de pouvoir réaliser le meilleur développement d’un ressort moteur entre deux points d’arrêt choisis est tellement importante, que c’est à elle qu’il faut attribuer la conservation de la fusée dans les chronomètres; parce que l’emploi de la fusée permet d’obtenir, à coup sûr, un peu plus de durée de marche et le ressort qui se développera dans les meilleures conditions possibles (1201).

Cette dernière observation est capitale et suffirait seule pour trancher le débat entre les partisans de la fusée et ceux du barillet denté.

Elle explique pourquoi, à moins que la capacité de leurs barillets ait des dimensions exagérées, les chronomètres de poche ne peuvent se passer de la fusée.

Elle donne raison aux horlogers anglais, qui, dans leurs belles montres de précision, dont le réglage est si parfait, ont conservé l’usage de cette pièce; qu’ils mettent aussi, mais à tort, dans leur horlogerie ordinaire.

Conclusion. — Dans les montres qui prétendent à une marche exacte, le premier élément de régularité gît dans le développement régulier, avec les moindres frottements entre les spires, du ressort moteur.

Cette propriété d’un développement dans de bonnes conditions dépend : de la forme du ressort, de son mode d’attache, du judicieux emploi de la bride quand elle est nécessaire.

Étant donné un ressort qui possède les qualités demandées, elles ne subsisteront qu’à la condition qu’il ne soit pas soumis à des efforts dépassant la limite de son élasticité, et c’est l’arrêtage qui est chargé d’ob<, vier à ce cas, et d’assurer la conservation de l’état présent.

Étant donné le mauvais ressort de la montre courante, nous ne pour rions que répéter ce qui a été dit au n° 1234.

Consulter, dans le Deuxième Appendice , l’article : Des Arrêtages.

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