‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 383 sur 553 · CENTRE D’OSCILLATION · texte numérisé non relu

CENTRE D’OSCILLATION

font qu’un pendule retarde quand d’une plaine il est transporté sur une haute montagne, ou que de l’un des pôles de la terre, par exemple, on le transporterait vers l’équateur, parce que notre terre n’est pas un globe parfait, mais un sphéroïde renflé à l’équateur et aplati vers les pôles.

Une autre cause de retard qu’éprouve le pendule, lorsqu’on le porte vers l’équateur, provient de la force centrifuge qu’engendre à sa surface le mouvement de rotation de la terre; cette force, nulle au pôle, augmente d’énergie à mesure qu’on s’avance vers l’équateur, et, comme elle agit en opposition de la force d’attraction, elle annule ou contrebalance une part de plus en plus considérable de l’action de la pesanteur.

Le pendule qui bat la seconde à Paris, s’il était transporté sous l’équateur, devrait être raccourci d’un peu moins de 3 millimètres, et au pôle il faudrait, au contraire, l’allonger d’un peu plus de 2 millimètres, pour qu’il continuât à marquer la seconde.

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