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DE SA FORME

sa longueur des pièces qui y remplissent l’office d’un curseur (voir son article); si ses ressorts sont plus ou moins longs, etc.

La théorie du pendule, l’une des gloires d’Huyghens, est un travail profond, abordable seulement par les mathématiciens ; nous devons donc nous borner ici aux notions nécessaires à l’horloger et aux données d’expérience. Mais, dans tous les cas, l’horloger a toujours à sa disposition, lorsqu’il veut déterminer le centre d’oscillation d’un pendule, un moyen d’un facile usage : une petite boule de platine étant suspendue à un fil très-fin et léger, on pince le fil de façon à laisser libre une longueur jusqu’au centre de la boule, égale à la longueur donnée par les tables pour le nombre d’oscillations voulu. En faisant osciller concurremment ce pendule simple et celui dont on tâtonne les dimensions, on arrive à trouver la longueur où ce dernier oscille exactement comme l’autre, et l’on connaît son centre d’oscillation, du moins à très-peu près.

On peut aussi déterminer pratiquement la position du centre d’oscillation par rapport au centre de rotation (sur un couteau), en s’appuyant sur ce principe démontré qu’ils sont réciproques l’un de l’autre. C’està-dire que si le pendule est retourné de façon à ce qu’il soit mis en mouvement sur son centre d’oscillation, il battra exactement le même nombre d’oscillations que lorsqu’il était suspendu par son centre de rotation. (Pendule réversible. — Deuxième Appendice.)

On dispose pour cet effet, généralement un peu au-dessus du centre de la lentille, un petit couteau à coulisse, c’est-à-dire qui peut monter ou descendre à l’aide d’une vis. On retourne le pendule que l’on fait osciller sur ce nouveau centre de rotation, et l’on fait mouvoir celui-ci jusqu’à ce que l’on ait trouvé la position qu’il doit occuper pour que le pendule, ainsi retourné, fasse exactement le nombre d’oscillations qu’il accomplit dans l’autre position. La distance des tranchants des couteaux donnera à très-peu près la longueur du pendule simple cherché.

Ce moyen, lorsque le centre de rotation est sur un ressort ou un fil de suspension, n’est plus suffisamment exact.

Uc la. forme à donner au pendule.

Résistance de l’air. — Pression barométrique. — Expériences de Berthond.

1284. La disposition qui donne au pendule la plus grande puissance réglante pour une force motrice donnée est celle qui concentre dans la lentille la plus forte partie du poids total, ne laissant à la tige de

DU PENDULE

suspension que la force et le poids absolument nécessaires à en assurer la rigidité. La forme de l’ensemble doit être telle qu’elle permette au pendule de diviser l’air avec la moindre résistance. La lentille formée par un disque plein, aminci en tranchant sur son contour, de façon que sa section verticale, perpendiculaire à la face, offre le profil de deux segments de sphère appliqués face à face; l’ensemble ayant un diamètre comme 3 une épaisseur comme 2, est celle qui réunit ces deux conditions ; du moins d’après les idées généralement reçues (1301).

La résistance de l’air diminue l’étendue des vibrations, mais sans abréger bien sensiblement leur durée, sauf le cas où le pendule oscille entre les parois d’une caisse trop étroite.

Quant aux erreurs qui proviennent des différentes densités de l’air, ou pressions barométriques, elles sont considérées par Bessel et Bernouilli comme négligeables, puisque par les plus grands écarts possibles de densité, elles resteraient autour d’une seconde en 24 heures (1301).

1283. A côté des avantages que l’onattribueà laforme lenticulaire, elle offre cet inconvénient que, si elle n’est pas rigoureusement disposée dans un plan perpendiculaire au plan de la suspension, elle reçoit, de la résistance de l’air, etc., un mouvement ondulatoire, variable avec la densité de l’air et la rigidité plus ou moins grande des ressorts de suspension par les températures, et ce mouvement peut affecter le réglage des pièces de précision.

Pour obvier à ce défaut, que peut engendrer, surtout avec les tiges en sapin, la torsion de la tige du pendule par les variations de température, on a remplacé quelquefois la lentille par la sphère ou par le cylindre.

Afin de savoir à quoi s’en tenir sur la résistance de l’air, F. Berthoud a expérimenté concurremment deux pendules de même poids, l’un terminé par une lentille, l’autre par une sphère. Il a constaté que le mouvement de la lentille persistait un peu plus longtemps que celui de la sphère , mais, en outre, que la différence n’était pas très-considérable, 1/14 environ, et qu’on ne sait trop si l’on doit l’attribuer à la forme sphérique plutôt qu’à la suspension ; on sent qu’il faudrait des expériences répétées et faites avec beaucoup de soin, pour qu’il fût permis d’en tirer une conclusion décisive et qui n’aurait, d’ailleurs, d’importance que pour l’horlogerie de haute précision.

1288. Voici le résumé des tableaux de quelques-unes des expériences de F. Berthoud. Elles ont été faites, le baromètre restant à la même

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