‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 386 sur 553 · EXPERIENCES DE BERTHOUD · texte numérisé non relu

EXPERIENCES DE BERTHOUD

hauteur. Le pendule à secondes, suspendu librement, était simplement écarté de la verticale et abandonné à lui-même. On constatait le temps de la réduction de l’arc degré par degré. Nous ne donnons que les deux observations extrêmes.

Lentille ]

l Arc de 10°

réduit à 1/4 de

degré en 29 h.

21 liv. 4 onc. \

Lentille |

7 liv. 5 onc. 1

— 0°,lo

Même lentille mais battant la demi-seconde.

Observation de Berthoud. « Si un pendule à demi-seconde décrit des arcs doubles, c’est-à-dire qu’il ait la même vitesse que le pendule à secondes avec la même lentille (et par conséquent la même force de mouvement) , il vibre presque aussi longtemps que le pendule à secondes, de sorte que la résistance de la suspension n’est pas si grande que je l’avais cru d’abord. »

Cette observation de Berthoud est importante et prouve, peut-être contrairement à son intention, qu’on ne peut tirer autre chose que des indications sur la résistance de l’air d’expériences faites avec des poids différents, déplacés d’un même angle, parce que sous l’action d’une force motrice donnée, ce qui est le cas général et pratique, les lentilles lourdes ou légères ne parcourent jamais le même arc, et n’ont pas non plus les mêmes lames de suspension. (1301 et Deuxième Appendice.)

Du poids du pendule.

1287. Ce chapitre offrira sur plusieurs points un désaccord plus ou moins complet avec certaines idées reçues en horlogerie, à une époque où la science de la mécanique était moins avancée qu’aujourd’hui, et qui se sont perpétuées à tort, parce que les horlogers négligent trop l’étude de cette science.

Ainsi, tous les ouvrages sur l’horlogerie contiennent ces deux enseignements très-absolus, que les maîtres transmettent à leurs disciples :

Un pendule corrige d’autant mieux les variations de la force motrice qu’il est plus lourd.

Il vaut mieux employer des pendules longs que des pendules courts.

Il en est de même de la puissance réglante d’un pendule, qui a toujours été estimé par sa quantité de mouvement et non sa force vive, et l’on aurait eu raison si on l’avait considéré abandonné à lui-même et à

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