DES LONGS PENDULES
1293- L’oscillation initiale étant produite par la main, pour connaître la force d’entretien du mouvement, il faudrait pouvoir mesurer exactement ce que la seconde oscillation a perdu sur la première, ou en d’autres termes la différence des sinus-verse des angles des deux oscillations qui se suivent ; on pourrait en déduire la force perdue et qu’il faut restituer à chaque oscillation.
Pour plus de facilité on peut mesurer la perte après plusieurs oscillations et la diviser parce nombre d’oscillations, ce qui donnera à trèspeu près la perte pour une seule oscillation. On connaît ainsi la force qu’il faudrait appliquer au centre d’oscillation, mais la plus grande difficulté reste à résoudre, parce que cette force d’entretien doit être transmise au pendule par un jeu de levier et une levée dont les conditions varient avec la hauteur, l’inclinaison du plan, la vitesse de la roue d’échappement, etc.; toutes choses si difficiles à calculer qu’on est toujours obligé de recourir à l’expérimentation.
Néanmoins, afin que l’horloger ait une idée nette de l’énorme accroissement de résistance que présente un pendule qu’on éloigne progressivement de la verticale, nous insérons les résultats suivants que Berthoud a déduits de ses expériences et de ses calculs, dont nous lui laissons la responsabilité.
Un pendule à secondes pesant 21 livres 1/4 exigeait pour l’entretien d’un mouvement de 1°, 2 grains 3/10, ayant 1/3 de ligne de descente ; et pour un mouvement de 10° , 358 grains 2/5, ayant un 1 /3 de ligne de descente; soit pour 10°, 157 fois la force qui entretient l’oscillation de lù.
©es pendules très-longs.
1294. En dehors des causes, comme résistances des suspensions., etc. , qui peuvent gêner, altérer ses mouvements, un pendule, qu’il soit long ou court, sera doué des mêmes facultés régulatrices, s’il présente la même puissance d’inertie. Le plus petit, ayant un mouvement beaucoup plus rapide, compense la diminution du poids par l’augmentation de la vitesse.
Théoriquement il serait indifférent de faire usage d’un pendule long ou court.
Pratiquement, voyons d’abord ce qui se passe quand on allonge un pendule.
Proportionnellement à son poids total, la puissance réglante d’un pendule qu’on allonge indéfiniment va en diminuant, parce que, pour combattre avec efficacité les trépidations de la lentille, les effets de flexion et de-torsion de la tige, il faut donner à celle-ci une force telle