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DES COURTS PENDULES

qu’elle présente une masse considérable par rapport à la lentille qu’il est possible d’employer, et il en résulte que le centre d’oscillation, qui avec le pendule à seconde, par exemple, est presque au centre de la lentille, se trouve sur le très-long pendule avoir remonté assez haut sur la tige, et alors ce pendule non-seulement ne satisfait plus à la condition de présenter le plus grand poids sous le moindre volume, mais en outre il offre à l’air une surface relative plus considérable; il subit dans de plus mauvaises conditions que l’autre les effets des changements de température et les corrigera bien plus difficilement, parce que tout son système comporte de grands excès de pression, et une tension énorme des lames de suspension.

En outre un pendule, quelle que soit sa longueur, n’est un bon régulateur que s’il domine la force motrice et n’est pas livré à ses caprices. Or, quelle que soit la longueur d’un pendule, on en fera l’esclave de la force motrice toutes les fois que cette force motrice agira sur lui par des leviers d’ancre et de fourchette suffisamment longs, c’est-à-dire attaquant de plus en plus près du centre d’oscillation.

1295. La question amenée à ce point ne peut plus être résolue que pratiquement. L’expérience de plus d’un siècle a prouvé que les horloges de précision, ou régulateurs astronomiques, qui sont les productions les plus parfaites de l’horlogerie, n’exigent pas une force motrice au-delà de celle que supporte le pendule qui bat la seconde, c’est-à-dire qu’elle n’excède pas ses facultés correctrices. Elle a prouvé également que, même dans les horloges de clocher modernes, la nécessité d’un plus long pendule se présente rarement. La longueur du pendule à seconde est donc, comme extension du balancier, une limite qu’il convient de ne pas trop dépasser.

Mes pendules très-courts.

1296. Notre point de départ a été cette règle de l’ancien enseignement qu’un long pendule donne plus de régularité qu’un plus court, et nous en avons démontré l’erreur en ce qui concerne l’allongement hors de certaines limites.

Renversons maintenant la question, et prenant d’abord pour type le pendule à seconde, comparons-lui le pendule à demi-seconde.

En choisissant les chiffres des poids des balanciers et des arcs parcourus, on s’aperçoit qu’on peut donner à ces deux pendules la même puissance de résistance ou la même inertie (1286); mais on rencontre en regard du pendule à demi-seconde :

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