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DE LA LONGUEUR DE LA FOURCHETTE. — DE SA SUPPRESSION

129Y. Dans tous ces derniers articles, quand nous avons parlé de la grandeur du levier d’échappement, nous avons toujours sous-entendu qu’on tenait compte de sa dépendance de la longueur de la fourchette.

Nous avons déjà abordé cette question (1014), que les ouvrages sur l’horlogerie n’ont pas, que nous sachions, présentée sous son vrai jour; nous y revenons.

Le but cherché par le raccourcissement des bras de l’échappement est de soustraire le pendule aux écarts de la force motrice; or, deux cas se présentent.

Les levées d’impulsion seront portées par un ancre ordinaire, mobile sur pivots, ou bien ces levées seront adaptées à la tige même du pendule.

Dans le premier cas, le levier d’échappement est en réalité un levier coudé formé par un bras de l’ancre et par la tige de la fourchette.

Dans le second, le bras d’ancre et la fourchette se confondent, et ne forment plus qu’un levier droit unique.

DU PENDULE

De cette diversité de forme naît dans la pratique une grande diversité d’action sur le pendule.

La force de l’impulsion pour un même angle de levée variant trèspeu par le raccourcissement ou l’allongement du bras d’ancre , considérons-la ici (on peut le faire dans la pratique) , comme restant égale. Or, cette force, considérée comme restant égale, quel que soit le bras de levée, agira diversement sur le pendule, suivant qu’elle l’attaquera par la fourchette plus près ou plus loin du centre de suspension. Si le point d’application de la force est en a (fig. 72, p. 694), sa décomposition ne se fera pas, comme si l’attaque avait lieu en c; et cette décomposition de force ne sera même plus dans les premières proportions sur ces deux points a et c , si on augmente ou diminue le poids de la lentille, la longueur ou la raideur de la suspension.

Nous croyons nous être assez étendu sur le sujet, ici, au 1914 et du numéro 100 au 104, pour que le .lecteur ait bien compris que les longueurs du bras d’ancre et de la fourchette, la longueur et le plus ou moins d’élasticité de la suspension, et le poids de la lentille forment les termes intimement liés l’un à l’autre d’un unique problème. Nous croyons en avoir dit assez pour que tout horloger suffisamment éclairé soit apte à en donner la solution, et nous nous résumons.

1298. En thèse générale, et en se reportant à nos derniers articles et aux principes développés du 916 au 934, on conclura que : la longueur d’un pendule se règle sur le levier d’échappement (levier coudé quand il y a une fourchette), ou réciproquement ; le raccourcissement du bras qui reçoit l’impulsion est subordonné à la force motrice, c’està-dire à la pression que peuvent supporter, sans destruction, les faces de levée (918); la longueur du levier qui transmet l’impulsion varie avec le poids de la lentille ; enfin la dépendance réciproque des longueurs du pendule et des leviers qui le mènent (ancre et fourchette) doit être telle que les variations de la force n’influent pas ou peu sur l’étendue et la durée des oscillations.

Quant au poids, il doit se combiner avec la vitesse, de façon à procurer à l’inertie du pendule un maximum de puissance ; mais il ne faut jamais oublier, nous le répétons, qu’il y a un point d’attaque sur la tige préférable pour un poids donné ; et que si l’un change, l’autre doit varier en conséquence, parce que l’on doit restituer au pendule sa force perdue, dans les conditions qui troubleront le moins possible ses vibrations libres et naturelles.

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