‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 426 sur 553 · NOTICE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE HISTORIQUE

« gcz, les petits arcs s' achèveront en moins de temps que les grands.

« C’est de cette importante propriété du ressort, ignorée jusqu’ici, que « dépend particulièrement la régularité de ma montre marine. » (Elle était à barillet denté et sans fusée.)

P. Le Roy employait deux ressorts plats superposés, s’ouvrant et se contractant dans le même sens (figure 10, planche dix-neuvième). Sa construction ne permettant à son très-grand balancier, conforme aux idées de l’époque, que de courtes oscillations, ses deux ressorts offraient, dans les limites de leur travail, les propriétés du ressort en hélice.

Ferdinand Berthoud tenta en vain de s’approprier la belle découverte de P. Le Roy. Le premier il en publia une théorie géométrique, et en déduisit qu’on pouvait arriver à l’isochronisme des oscillations du balancier avec un ressort dont la force allait en diminuant d’une extrémité à l’autre selon une certaine progression, et il créa le spiral dit en fouet.

P. Le Roy n’admettait pas qu’on dût chercher à produire l’isochronisme par la courbe tâtée que Gourdain, habile horloger français de l’époque proposa dès 1742, dans le but d’accélérer les grandes vibrations et de les rendre égales aux petites. Une pièce s, placée sur la platine sous le coq, remplaçait le rateau ; son bras (ou lame) o était taillé selon une courbe tâtée, de manière que le spiral vint la toucher sur une plus grande étendue dans ses longues vibrations, qui devenaient plus promptes, etc.

Ce système, quant à la fonction, ne nous semble pas différer de celui qu’employa plus tard Harrisson, sous le nom de clou à cycloïde.

En 1776, J. Arnold plaçait le spiral cylindrique dans ses chronomètres, et en 1782, il se faisait patenter pour une disposition de ce genre de spiral qui ramenait le dernier tour vers le centre (figure 11, planche dix-neuvième). « Ces courbes extrêmes, dit la patente, ont la propriété de rendre toutes les vibrations de même durée, parce que la figure du spiral reste toujours semblable à elle-même. »

Enfin de nos jours M. Phillips, de l’Institut, a publié dans un mémoire très savant la théorie des courbes terminales .des spiraux cylindriques et plats propres à produire l’isochronisme.

Spiraux «le formes diverses.

1370. Louis Berthoud se servit avec succès des spiraux coniques ,

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