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SPIRAUX DE FORMES DIVERSES

c’est-à-dire ayant la forme d’une fusée (figure 13, planche dix-neuvième). Il leur trouvait une supériorité assez marquée sur les spiraux cylindriques dans la progression de la force, et parce que les spires, quoique assez rapprochées, ne peuvent se toucher.

1371. A. Breguet employa le spiral sur deux plans, dit spiral coudé, parce que le dernier tour extérieur est ramené à l’aide d’un coude, vers le centre, en passant au-dessus des autres tours (figure 17, planche dix-neuvième) . Voir article Spiral, Deuxième Appendice.

11 proposa aussi le spiral dont la lame, plus épaisse aux deux extrémités, va, à partir de chacune d’elles, en s’amincissant progressivement jusqu’au milieu. Un tel spiral lorsqu’il s’ouvre prend la forme en baril, et quand il se ferme il a la figure d’un fuseau étroit vers son milieu et s’évasant aux deux extrémités. L’avantage qu’il présente, et que du reste on réalise plus facilement en munissant le spiral cylindrique ordinaire de courbes terminales convenables, est qu’il ne se jette pas de côté, par les grandes vibrations.

1372. Le spiral sphérique, c’est-à-dire formé en globe ou sphéroïde (figure 16, planche dix-neuvième ), a été exécuté pour la première fois par Frédéric Houriet1. Il assure que c’est la forme qui permet au balancier de décrire les plus grandes oscillations pour une impulsion donnée. Si on le compare à un spiral hélicoïde, à courbes terminales bien disposées, l’avantage qu’aurait sur ce dernier le spiral sphérique serait ou nul, ou peu de chose (1374).

1373. Enfin de nos jours on a essayé, en Angleterre, le spiral de Hammersley. Le milieu de la lame de ce spiral est contourné en hélice et les deux extrémités, en haut et en bas, se rapprochent de l’axe de l'hélice en formant deux spirales plates, dont les plans sont parallèles entre eux et en même temps perpendiculaires à l’axe. C’est en réalité un spiral triple, c’est-à-dire formé d’un spiral cylindrique se terminant en deux spiraux plans ordinaires (figure 19, planche dix -neuvième). On en a fait à une seule spirale plate ; c’est le spiral double.

1374. L’introduction de ce dernier dans les montres où la hauteur manciue, serait certainement préférable à l’usage du spiral coudé, mais quant au spiral triple appliqué aux chronomètres, nous ne voyons pas bien quel avantage sérieux il peut offrir en regard du spiral hélicoïde à

’ Habile horloger suisse, né vers le milieu du siècla dernier. F. Houriet, après avoif travaillé à Paris durant neuf ans pour les premiers artistes : P. Le Roy, Romilly, F. Berthoud, retourna s’établir dans le canton de Neuchâtel. Les rapides progrès des horlogers de ce pays sont en partie son ouvrage.

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