RESUME DES TRAVAUX DE P. LE ROY SUR LE SPIRAL
1378. A l’époque où le spiral fut adapté aux montres, l’opinion que les oscillations d’une lame élastique, vibrant seule ou jointe à un balancier librement porté sur ses pivots, s’accomplissaient toutes dans la même durée de temps était généralement acceptée, quoiqu’elle fût inexacte (1251), de même qu’on avait admis, d’après les expériences incomplètes de Galilée, l’isochronisme des grandes et des petites oscillations du pendule, et avant que Huyghens eût fait connaître la loi en vertu de laquelle on peut réaliser cet isochronisme.
Les moyens précis de vérification manquant à la généralité des horlogers et la régularité des nouvelles montres étant relativement admirable, ils avaient pu conclure, ainsi que Hooke, à l’isochronisme des grandes et des petites vibrations. Seuls quelques artistes doués de l’esprit d’analyse et bons observateurs, et qui s’occupaient déjà du problème de la détermination des longitudes par l’horlogerie, contestaient cette conclusion.
En 1759, P. Le Roy imprimait :
« Selon les expériences que j’en ai faites, les vibrations libres d’un balancier joint au spiral ne sont point exactement isochrones. Si ce balancier achève, par exemple, sur un arc de 60°, cent-seize vibrations