‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 43 sur 553 · DÉTAILS PRATIQUES. —POINTS DE LEVÉE, ETC · texte numérisé non relu

DÉTAILS PRATIQUES. —POINTS DE LEVÉE, ETC

llarqner les points de levée. — Placer la goupille de renversement. — Chutes.

181. Avec l’ouverture à 100°, nous avons vu que la levée doit être de 40 degrés en totalité. Si elle est sensiblement différente de ce nombre, en moins ou en plus, il arrive, dans le premier cas, qu’on a trop de chute, dans le second cas, que la chute est trop précise et que le balancier renverse et rebat plus facilement à la coulisse ; d’où il s’ensuit que le rebattement de la palette contre la face des dents est plus fréquent.

Les chutes trop grandes font perdre de la force, elles accélèrent la piqûre des palettes et nuisent à la régularité du réglage (46).

Les chutes trop précises font courir le risque de voir accrocher l’échappement par la moindre déformation du bout des dents, ou par la présence d’atomes de matières qui s’attachent ou sur les palettes, ou à l’extrémité des dents. En outre, le talonnement du bord de la palette sur le dos de la dent est beaucoup plus à craindre avec des chutes précises.

182. Pour marquer les points de levée et placer la goupille de renversement, voici comment on procède :

L’axe de la roue étant bien en face du corps de la verge, on fait un trait au coq, par devant et en face du milieu de la coulisse ; puis, avec un compas disposé à cet effet, on prend le tiers du balancier que l’on reporte sur le devant du coq, où deux points, correspondant aux pointes du compas, serviront à indiquer l’étendue de la levée. Le trait primitivement fait au coq doit se trouver au milieu de ces deux points. (Le rapport du diamètre à la circonférence étant comme 1 est à 3,1415, le tiers de ce diamètre fait un peu moins de 40°. On obtiendrait une plus grande justesse par l’usage de la Grammaire. —Voir ce mot.

On opère alors la levée d’un côté, le balancier étant gêné par un papier léger. Quand le dégagement a lieu, on fait une marque avec du rouge au balancier, juste au-dessous du trait du milieu du coq. On ramène le balancier en arrière jusqu’au second dégagement, et l’on opère comme pour le premier. Le milieu entre les deux marques rouges sera la place de la goupille de renversement.

ailler la coulisse.

188. Pour entailler la coulisse, on fait marcher le balancier jusqu’à ce que la dent soit au bord de la palette, mais qu’elle ne puisse lui échapper ; on marque avec du rouge un repère au balancier, en face de celui du milieu du coq, puis, le balancier enlevé, on prend, avec un

ÉCHAPPEMENT A ROUE DE RENCONTRE

calibre-à-pignon, la distance de la goupille de renversement au repère que l’on vient de faire au balancier : Tune des pointes du calibre-àpignon étant posée sur la platine, juste au-dessous du trait fait au-devant du coq, l’autre pointe indiquera où la coulisse doit être entaillée d’un côté.

On agira de même pour l’autre côté.

Les rhabilleurs emploient, pour déterminer la levée et le renversement, plusieurs méthodes qu’il est inutile d’ajouter à celle ci-dessus ; car l’ouvrier intelligent trouve toujours de lui-même le moyen le plus expéditif.

Effets résultant «les jurandes -variations «le force motrice.

184. Si on augmente la force motrice d’une montre à roue de rencontre, elle avance avec des arcs plus grands, tandis qu’avec une force moindre, elle retarde, quoique avec de petits arcs de vibration, parce que le balancier étant alors plus libre, il est conduit moins vivement.

Quelques horlogers ont vu, dans cette remarque, un moyen d’arriver aune espèce d’isochronisme des oscillations. Ils auraient dû faire attention que la promptitude des grands arcs, provenant du rebattement de la palette, était une cause de destruction et d’irrégularité.

Quant à la proportion entre le recul et la levée qui, selon Berthoud, procurerait l’isochronisme, il est inutile de la chercher ; car, en outre de la difficulté de la trouver, il faudrait que la roue allât jusque dans le corps de la verge, et l’usure des trous, d’ailleurs, changerait bientôt la position des mobiles.

Examen d'un échappement.

183. Un livre ne peut ici suppléer complètement les leçons d’un bon maître, et d’ailleurs tout praticien intelligent arrive de lui-même à se créer une méthode d’examen sûre et expéditive, mais après une étude suivie des causes d’arrêts.

Il trouvera parmi les articles du petit ouvrage ayant pour titre: lîccucil de procédés pratiques > la description des divers instruments qui servent à vérifier l’ouverture, ouvrir et fermer les palettes, en mesurer la largeur, justifier la roue, égaliser la fusée, peser le spiral, etc., etc.

Nous ne pouvons donc que lui indiquer sommairement qu’il doit attacher une grande importance et diriger son attention sur l’exacte division

CAUSES D’ARRÊT ET DE VARIATIONS

de sa roue, la parfaite concenlricité des axes avec les pivots, la largeur et l’ouverture des palettes, et surtout la bonne disposition des deux axes à angle droit, ainsi que l’aisance du recul de l’engrenage de champ, etc.

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