‹ Traité d'horlogerie moderneChapitre 431 sur 553 · NOTIONS THÉORIQUES · texte numérisé non relu

NOTIONS THÉORIQUES

13S1. P. Le Roy avait encore constaté expérimentalement, au moyen de l’appareil qu’il appelait élatéromètre, que la force élastique du spiral diminuait par l’élévation de la température, mais que l’isochronisme n’en était pas altéré (ce qui est exact dans le cas où il se plaçait). Il annulait cet affaiblissement du spiral, comme on a continué de le faire à son exemple, par le mouvement des masses compensatrices portées par le balancier, tandis que F. Berthoud le combattait par la méthode vicieuse d’un pince-lame mobile, qui faisait varier la longueur agissante du spiral.

1382. Ce qui est aussi bien digne de remarque, c’est que P. Le Roy a signalé ces deux faits importants : 1° Qu’un ressort perd une partie considérable de sa force dans les premiers mois de sa tension ; qu’ ensuite la perte est beaucoup moins grande; qu’ enfin elle devient presque insensible, sauf si le ressort est soumis à un excès de chaleur, auquel cas il ne revient pas exactement au même point; 2° Que le métal qui n’est pas dans un état moléculaire bien assis, ou qui est contraint, occasionnera des variations.

Aussi recommande-t-il de faire passer les métaux par des températures plus basses et plus élevées que les températures auxquelles ils seront plus tard exposés. Il fixait d’abord solidement l’extrémité intérieure du spiral de son chronomètre, l’autre extrémité étant tenue par un piton libre. Ce piton n’était assujetti définitivement qu’ après que le spiral avait passé par des températures relativement hautes et basses. Dans le mémoire que F. Houriet présenta à la Société des arts de Genève, plusieurs de ces observations sont rapportées, mais l’auteur oublie d’indiquer la source de ses emprunts.

Page 1