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EXÉCUTION

Motel formait son moule d’une douzaine de rondelles ajustées fortement sur un axe carré et serrées les unes contre les autres par un écrou. En enlevant l’écrou et en faisant reculer l’axe, les rondelles sortaient une a une par les intervalles des spires.

1416. Tremper un spiral hélicoïde. — Une bonne partie du succès tient à la connaissance du degré de chaleur qui convient à l’acier qu’on emploie et à l’habileté du trempeur dans la conduite de la chauffe, ainsi qu’à sa dextérité pour saisir l’instant favorable où l’on doit rapidement renverser l’objet dans le liquide. Il faut une grande habitude de la trempe pour obtenir des spiraux élastiques, également durcis dans toutes leurs parties, et sortant suffisamment blancs et nets du bain.

Le plus généralement, après avoir suspendu le manchon à un fil de fer qui le traverse, on met ce manchon dans un tube ou un creuset que l’on remplit de noir animal. Le tout est placé dans un foyer. S’il était possible que le tube ou creuset pût avoir un mouvement de rotation qui ferait pénétrer la chaleur plus également, cela vaudrait mieux. Quand le tout est à la couleur convenable, on enlève rapidement le tube, qu’on met près du bord d’un vase plein d’huile et, par le fil de fer, on saisit rapidement le manchon qu’on précipite dans l’huile. Si le vase n’est pas très-profond, il ne faut pas lâcher le fil de fer, mais promener le manchon dans le liquide. Quelques horlogers renversent simplement le creuset dans le liquide contenu dans un vase, ayant une profondeur de 15 à 20 centimètres.

Observation. — Le noir animal doit être pur de toute matière étrangère et avoir été soumis à une forte dessiccation, et le spiral doit être parfaitement propre et sec ; ni l’un ni l’autre n’ont dû être touchés avec les doigts ; autrement des particules de noir adhéreraient et occasionneraient des taches.

1417. Trempe de F. Houriet. — Elle est décrite page 284, numéro 497.

Trempe de Motel. - — Il remplaçait le poussier de charbon de bois ou le noir animal par une espèce de cément dont nous avons donné lacomposition dans le volume III de la Revue chronométrique , et il trempait dans l’eau. Il obtenait ainsi des spiraux d’une grande dureté. Il les trempait d’abord sur un moule en platine et les faisait revenir sur un moule en cuivre un peu plus gros que le premier.

Trempe de M. Rozé. — Son procédé, qui trempe le spiral détaché du manchon et le laisse très blanc, est décrit dans la Revue chronométrique, volume III. (Consulter le Deuxième Appendice.)

Sl’IRAL PLAT

exécution; trempe.

1418- Nettoyer et faire revenir le spiral cylindrique. — On le détache avec précaution du manchon : car il est lâche, s’étant allongé à la trempe, et on le blanchit dans l’intérieur en le faisant rouler délicatement avec un rouleau, de bois dur par exemple, bien lisse et à peu près de la façon dont on polit l’intérieur des cylindres d’échappement. Il faut beaucoup de soin, vu la fragilité de l’acier trempé dur.

On replace ensuite le spiral sur un manchon lisse. Une des vis étant serrée, on fait tourner le manchon en appuyant avec un bois délicatement sur la lame, afin de la faire tendre un peu, et l’on serre l’autre vis. On nettoie les côtés des spires avec un bois posé sur sa tranche dans l’intervalle et en faisant tourner le manchon. Le dessus des spires se nettoie de même en mettant le bois à plat.

Si la trempe a été bien conduite, le spiral en est sorti très-blanc; il n’y a que quelques nuances à faire disparaître : le rouge à l’or sec sur le bois suffit dans ce cas. S’il en est autrement, on se sert d’émeri très-fin, etc.

En se servant d’un fer ou d’un zinc à polir pour le dessus de la lame, on risque d’user davantage sur des points que sur d’autres, et de ne plus avoir la progression de force convenable pour l’isochronisme.

Le tout étant parfaitement nettoyé, on fait revenir le spiral : les .uns posent le manchon debout sur le revenoir et changent de temps en temps de côté. D’autres l’enfilent sur une tige qui tourne et dont l’extrémité est dans la flamme d’une lampe ; d’autres encore le font rouler sur une plaque échauffée à un degré suffisant et très-propre.

Ces moyens ne sont pas très-bons ; il vaut mieux placer le manchon dans une boîte métallique, la poser dans un feu pas trop ardent de charbon ou de motte embrasée, bien égal et à l’abri des courants d’air. On met un couvercle sur la boîte et l’on pose dessus un morceau d’acier blanchi, qui permet de suivre les progrès de l’opération. On pourrait suspendre la boîte au-dessus du feu et lui donner un mouvement de rotation comme on le pratique pour la trempe des ressorts moteurs.

Il en est aussi qui, après la trempe, font revenir le spiral dans de l’huile échauffée à un degré que l’expérience a fait connaître. Il en sort avec une teinte bronzée. On l’enlève comme il a été indiqué si elle ne convient pas, et on revient bleu.

On nettoie le spiral à l’alcool rectifié, on l’essuie, et il est prêt à servir.

Exécution et trempe du spiral plat.

1419. Autrefois le spiral plat s’exécutait à la main. Le fil d’acier étant tenu sans raideur entre le pnnro. et. l’index de la main gauche, qui

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