SPIRAL PLAT. — EXÉCUTION; TREMPE
en laissaient déborder une petite portion, on saisissait cette extrémité entre le pouce de la main droite et un alésoir, dont le manche était tenu sous les quatre doigts repliés de cette même main droite. Les deux mains étant appuyées l’une contre l’autre^ la droite, en se renversant un peu, attirait à elle, par mouvement circulaire, de petites portions de fil , lequel se courbait ainsi de proche en proche par le double effet du mouvement demi-circulaire de la main droite et par la pression du pouce arrondissant le fil sur le contour de l’ alésoir.
Ce travail était plus particulièrement exécuté par des femmes, qui l’accomplissaient avec une extrême célérité. Le fil roulé en forme de spiral, elles posaient celui-ci alternativement sur chacune de ses faces, et sur une carte où elles le maintenaient entre les doigts d’une main, relevant avec l’autre, et à l’aide de brucelles, les spires qui baissaient.
1420. Ces moyens ne sont plus guère employés aujourd’hui et ont été remplacés par les procédés suivants, que nous avons fait connaître, en 1858, dans la Revue chronométrique.
Une plaque de laiton dans la forme indiquée par la figure 12 (planche dix-neuvième ) est percée au centre et creusée comme le serait un petit barillet, sauf que sa virole serait fendue en plusieurs endroits. Une autre plaque non creusée, mais le plus souvent découpée comme les croisées d’une roue, est destinée à recouvrir la première sur laquelle elle est maintenue par la vis c. Les deux plaques assemblées s’ajustent sur un arbre m, qui tourne à frottement, et peut être retiré à volonté. La tête n est traversée d’une ou de plusieurs fentes. Par les fentes, ainsi que par les ouvertures de la virole, on a fait passer un, deux, etc., fils de bobine; on fait ensuite tourner l’arbre jusqu’à ce que les fils enroulés remplissent l’espace creux entre les deux plaques; on casse les fils à fleur des trous, et l’arbre étant retiré, on pose le petit appareil sur le revenoir, où l’acier est chauffé jusqu’au degré qui donne la couleur bleue. On a ainsi à volonté un ou plusieurs spiraux, selon le nombre des fils employés. L’écartement des spires est déterminé par le nombre des spiraux faits d’un seul coup. !
Ce que nous venons de dire, quant à l’écartement, n’est exact que lorsque ces spiraux ont été trempés ou assez fortement revenus ensemble; car le fil de bobine étant simplement tiré à la filière, c’est-à-dire durci par le laminage, le spiral s’ouvre toujours plus ou moins en sortant du petit barillet, et d’autant plus qu’il y demeure moins longtemps ou qu’il est moins revenu. On se contente souvent de rouler dans le barillet un seul fil sur lui-même ; lorsqu’on l’en sort, l’écartement des spires