LEVÉE TOTALE, DONNANT LA HAUTEUR DE L’INCLINÉ
Jodin. — Lepaute .
Berthoud. Jurgensen. . . .
Tavan . . .
Moinet .
M. Wagner .
M. Henri Robert. ........
Observations diverses et résumé de ce chapitre.
210. Nous ne nous livrerons pas à un examen critique et comparatif des données de ce tableau, le lecteur suppléera aisément à cette lacune après la lecture du chapitre suivant. Consignons seulement ici quelques remarques qui résumeront le présent chapitre.
L’ouverture proposée par Jodin, vers le milieu du siècle dernier, se trouve précisément être celle adoptée par Moinet à près d’un siècle de distance. Quelques artistes du temps de Jodin ouvraient leurs cylindres un peu plus que les siens : la partie pleine devait donc être, à très-peu près, égale à celle conservée par M. Wagner.
Jodin, qui avait primitivement adopté £0° pour le chiffre de la levée, la réduisit plus tard à 30°, conformément à l’opinion, accréditée de son temps, qu’il y avait avantage à réduire autant que possible la levéed’un échappement à repos (20©) ; nous verrons qu’il avait raison de borner à ce chiffre celle de l’échappement à cylindre de son époque. M. Robert a, de nos jours, proposé comme terme maximum de l’étendue de la levée le dernier chiffre de Jodiu.
Les premiers constructeurs faisaient passer la pointe de la dent par l’axe du cylindre, « afin que l’action du repos, étant perpendiculaire à cet axe, le frottement fût plus égal et plus constant. » 11 est clair qu’ils avaient déjà reconnu les avantages du repos à la tangente.
211. Quant à la forme à donner au plan incliné, et avant le commencement de ce siècle, on avait déjà proposé ou expérimenté : 1° le plan droit; 2° une courbe adoucie vers la naissance de la dent; 3° une courbe renflée vers son milieu ; k° une courbe très-prononcée vers la pointe de la dent; o° une espèce de courbe serpentante ou concave; 6° deux arcs de cercles tracés; l’un avec le demi-rayon de la roue, l’autre avec le rayon entier.
Depuis la découverte de cet échappement, chaque auteur qui en a traité un peu explicitement s’est préoccupé outre mesure, exceptons-en toutefois Jodin et Fétil, d’une des conditions du problème, à laquelle il donnait une importance exagérée, et sans paraître s’apercevoir que le succès
ÉCHAPPEMENT A CYLINDRE
étant attaché à l’harmonie de l’ensemble, on pouvait arriver au but par plusieurs voies, mais toujours en satisfaisant, non pas à une des conditions de ce problème, mais à toutes.
Les règles qui doivent guider l’horloger dans la construction de l’échappement à cylindre ont été, ce qui précède le démontre, entrevues par Jodin, et leur base a été nettement indiquée par Fétil. Comment expliquer alors que plusieurs auteurs, depuis soixante ans, aient refait à rebours le travail du siècle dernier, quand il leur eût suffi de quelques expériences bien faites pour constater le néant de certaines solutions purement géométriques (77).