PRINCIPES DE L’ÉCUAPPEMENT A CYLINDRE
91Z. Ce chapitre III ne commence en réalité qu’à la page 145, parce que les règles à observer dans l'exécution d’un échappement à cylindre, étant appuyées sur la nouvelle Théorie des échappements à repos frottant, il nous a paru naturel que cette théorie fût exposée ici, c’est-à-dire à la suite de l'énumération des variétés de formes et de propor tions du premier échappement de cette classe, décrit dans ce volume.
Nous adoptons définitivement, quoique sa signification ne soit pas grammaticalement régulière, et faute de mieux, celte expression d’échappement à repos frottant pour qualifier ceux de ces dispositifs où la roue, après avoir donné l’impulsion au balancier, demeure en repos, appuyée contre un corps en mouvement, dépendant de l’axe du balancier. Tels sont les échappements à cylindre et Duplex, etc., pour les montres, et, pour les pendules ceux dits: à chevilles, à ancre, de Graham, etc.; et avant d’entrer en matière qu’on nous permette d’insister de nouveau sur la nécessité et l’utilité des études théoriques.
Un mot sur l’abus de l’expression : les règles de l’art.
213. L’échappement à cylindre se règle dans des conditions en apparence si diverses, qu’il a donné lieu à d’innombrables discussions et fait éclore beaucoup de chapitres de volumes et de brochures. Plusieurs de ces écrits, publiés par des praticiens peu instruits, débitent des phrases de mauvais goût qui affirment que la théorie veut que telle chose soit, mais que la pratique lui dit non; — que les savants n’entendent rien à l’horlogerie , et que cependant 'ils s’ingèrent à lui donner des lois , etc. , etc. , et dès les premiers mots de ces auteurs, qui de leur autorité privée érigent l’ignorance en droit d’enseignement, il est facile de se convaincre qu’ils essayent de bégayer une langue qui leur est inconnue et qu’ils parlent de choses dont le sens exact leur échappe.