DE LA FORME DES DENTS
272. Dans tous les échappements l’acte de la levée doit beaucoup préoccuper les artistes. Ils devront se pénétrer des principes développés dans l’Introduction (de 94 à 104) , car il importe que cette levée s’accomplisse dans les conditions les plus favorables au réglage et à la sûreté des effets, et sans choc, s’il est possible. Toute percussion un peu énergique, en outre des inconvénients déjà signalés, offre celui de rendre peu sûrs, ou variables, certains effets.
Un corps qui entre en mouvement et qu’aucun obstacle ne gêne se meut durant un certain temps d’un mouvement uniformément accéléré. Si les choses se passent ainsi dans une levée, la roue d’échappement arrive au repos avec une grande vitesse, et sa percussion sur le repos anéantit une portion de la force vive du balancier ; portion d’autant plus considérable que le mouvement de la roue est plus rapide.
Il convient donc de rechercher, selon les convenances du sujet, lequel des trois mouvements : uniformément accéléré,-— uniforme, — ou uniformément retardé, convient le mieux à la levée.
Le mouvement uniformément retardé de la levée, par rapport à des arcs égaux parcourus par le balancier, correspond en général, et par l’effet de l’accélération de la marche du balancier pendant la levée, à un mouvement angulaire uniforme de la roue.
PRINCIPES DE LA CONSTRUCTION DES ÉCHAPPEMENTS A CYLINDRE, DÉDUITS DE LA THÉORIE ET DE L’EXPÉRIENCE.
»e ta forme de» «lent» de la roue.
Quatre vérifications expérimentales
273. On a vu par les extraits de l’ouvrage de Jodin (199), par la note circonspecte de Moinet (297), et par ce qui est rapporté des essais antérieurs à l’article 211, que la question de la meilleure forme à donner à l’incliné n’a pas fait un pas depuis cinquante ans, et que les prétendus perfectionnements, ressuscités comme des nouveautés, ne sont autre chose que de vieilles erreurs ; débattues , soumises à la pierre de touche de l’expérimentation et jugées définitivement déjà du temps de Jodin.
Quand des hommes sans valeur s’ingèrent à ériger leurs rêveries en lois, cela ne peut tirer à conséquence ; mais il est regrettable lorsque des auteurs de mérite, abandonnant le guide si sûr de l’expérience, donnent comme des règles pratiques les résultats de puériles spécula-
principes de l’échappement a cylindre.
tions ; propres, tout au plus, à égarer les jeunes gens et à décourager les ouvriers studieux, en éveillant dans leur esprit des doutes sur l’utilité de la science.
Des inclinés droit et courbe.
274. A cette interrogation : quelle forme doit-on préférablement donner au plan d’impulsion d’un échappement à cylindre 2 la réponse n’est possible qu’ après la mise en évidence, à l’aide des lois de la théorie, corroborées par des vérifications expérimentales bien faites, des propriétés, bonnes ou mauvaises, que présente chacune des formes qui peuvent être adoptées.
Commençons donc par là.
Fig. 22.
275. Les trois formes d’inclinés : 1 0 la forme rectiligne, 2° la forme courbe décrite du rayon de la roue, 3° la forme selon une courbure plus prononcée au commencement que vers la fin de l’incliné, étudiées toutes trois par les méthodes précédemment indiquées, on reconnaît :
276. Qu’avec l’incliné tracé par une courbe décrite du rayon de la roue, aie (fig. 22), le mouvement angulaire de cette roue répond assez sensiblement au mouvement angulaire du balancier. Or comme le balancier accélère son mouvement sous la pression de la roue, il s’ensuit que