DES INCLINÉS DROIT ET COURBE
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cette roue marche d’un mouvement qu’on peut regarder comme uniformément accéléré.
277. Qu’avec le plan incliné droit, axe , le déplacement angulaire de la roue retarde sur celui du balancier, mais le balancier prenant une accélération de marche, comme on l’a fait remarquer, la conséquence naturelle est que le mouvement angulaire de la roue, retardant sur le mouvement accéléré du cylindre, ce mouvement de la roue est assez sensiblement uniforme.
278. Qu’avec le plan d’impulsion, ayant une forme courbe trèsprononcée à la pointe de la dent, abc , les déplacements angulaires de la dent, très-minimes d’abord, grandissent avec une rapidité excessive. Elle opère son arc de rotation par un mouvement déplus en plus accéléré, et parcourant les dernières portions de la levée avec impétuosité, elle tombe violemment au repos. Ces chocs sont très-perceptibles à une oreille même peu exercée1.
Les inclinés à courbure un peu prononcée.
279. L’incliné formé par une courbe un peu renflée, et surtout vers la pointe de la dent, telle que la courbe abc (figure 22), ne vaut absolument rien.
Comme on vient de le voir, la dent conformée d’après cette courbe se trouve arrêtée presque dès le début de son mouvement déjà si court, et n’acquiert son maximum de vitesse que dans la dernière période de la levée. Cette levée n’est en grande partie qu'un glissement ou plutôt qu’une énorme chute. Son effet le plus certain est d’ébranler tout le système sous le choc (36), et de faire diminuer l’étendue de l’oscillation en absorbant une part de la force vive du balancier (272).
Avec des dents de roue de cylindre conformées comme il vient d’être dit, une partie de la longueur de l’incliné passe en effleurant la lèvre, et le choc du repos est si violent, dans certains échappements, que le talon de la dent rebondit contre l’écorce cylindrique et produit un
* Les lignes s, n, l, j, h (fig. 22] partagent en six espaces égaux le chemin parcouru par la dent pendant une levée; les arcs de cercles 1, 2, 3, 4, 5 divisent en six parties égales le déplacement de la lèvre du cylindre. On voit par cette figure que la courbe aie, décrite avec une ouverture de compas égale au rayon de la roue, passe parles points où la ligne s coupe l’arc 1, la ligne n l’arc 2, et ainsi de suite.
Quant à la courbe a b c,un sixième de son déplacement, c s, correspond à deux sixièmes du déplacement du cylindre, 0 à 2. Au début elle marche moitié moins vite que le cylindre, mais elle tarde peu à prendre sur lui un excès de vitesse qui s’accroît de plus en' plus. Le contraire a lieu pour le plan droit axe.
principes de l’échappement a cylindre.
bruit assez semblable à celui qui provient d’un spiral dont les spires se heurtent. Il suffit pour le faire cesser de redresser un peu le plan d’impulsion.
EXPÉRIENCE
280. Plusieurs montres de Genève, bien exécutées, et d’assez forte épaisseur, rebattaient facilement, même après qu’on eut remplacé leurs ressorts moteurs par des ressorts beaucoup plus souples et produisant six tours de marche. Il suffit de friser les roues d’échappement de façon à toucher légèrement la partie postérieure de l’incliné, pour faire disparaître ce rebattement. L’opération avait transformé le plan en une courbe saillante au début et aplatie vers la fin, d’où résultait une vitesse plus grande au moment de la chute, et, partant, une diminution dans l’amplitude de l’oscillation du balancier, qui perdait sous ce choc une partie de sa force acquise.
Plus loin sont rapportés d’autres résultats d’expcrience, mais nous devons, dès à présent, conclure par la proscription absolue de toute courbe d’une convexité un peu prononcée, et nous affirmons, pour en avoir fait l’expérience à nos dépens, que les montres auxquelles les principes des partisans de ces courbes seront appliqués, se régleront généralement fort mal.
Des inclinés droits et à faible courbure.
281. La seule courbe praticable qu’on puisse adopter est celle décrite par le rayon de la roue (2’üT©).
Nous allons mettre en regard les unes des autres les propriétés de cette courbe, et les propriétés du plan droit , mais auparavant nous devons donner place ici à une rectification. Elle porte sur un point que, sur la foi des auteurs, nous avions admis, dans notre première édition, comme démontré.
On y lit :
« Dans l’échappement à cylindre, et en vertu des lois de l’inertie, « quand une roue quitte le repos pour entrer en mouvement, le départ « n’est pas instantané. Il y a un temps d’arrêt imperceptible, et, comme « le cylindre tourne avec une grande vitesse (de 18,000 vibrations à « l’heure) , la dent ne touche pas la lèvre avec sa pointe, mais avec une « partie un peu plus élevée de son incliné.