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EXPÉRIENCES DIVERSES

Première expérience.

293. Une roue de cylindre, exécutée avec soin et précision, fut ajustée sur un pignon d’échappement. La courbe de l’incliné s’éloignait peu des formes adoptées aujourd’hui, la levée allait à 60°, et quand la montre marchait, le balancier donnait une oscillation moyenne de 260°.

Cette première partie de l’expérience terminée, et la roue détachée du rouage, les plans courbes furent redressés et polis avec les soins nécessaires et en prenant la précaution de ne pas toucher aux deux extrémités. Tout était resté dans les conditions premières, sauf la forme du plan d’impulsion. La roue remise à la place qu’elle occupait dans la montre, et celle-ci remontée, l’oscillation moyenne de son balancier embrassait un arc de 266 à 270° ; soit de 6 à 10° de plus que lorsque la roue portait des inclinés courbes.

Deuxième expérience.

296. Elle n’est que la répétition de celle qui vient d’être relatée, excepté que nous employâmes une autre roue, dont l’incliné moins élevé donnait une levée de â0°.

Le résultat fut le même, et les différences se produisirent dans le même sens ; seulement elles furent un peu plus considérables. Ce que nous attribuons à un frottement un peu moindre sur les lèvres (233).

L’arc d’oscillation produit par le nouvel incliné courbe, arc qui était de 245°, atteignait de 260 à 265° sous l’action du plan redressé ; soit de 15 à 20°, à l’avantage de ce dernier.

Troisième expérience.

297. Pour compléter ces vérifications expérimentales et pour répondre à l’objection, qui n’est pas sérieuse, mais qui pourrait être faite, que le poids de la roue était changé par le redressement de l’incliné, nous avons employé, pour cette troisième expérience l’appareil décrit page 133 et représenté figure 5 ( planche troisième).

A l’extrémité du levier A, nous ajustâmes deux plans inclinés, un peu écartés l’un de l’autre, mais situés dans des plans parallèles. L’un est droit, c ; l’autre est courbe, d. Us sont mobiles sur le même centre de mouvement h, et solidaires dans leurs mouvements, étant fixés l’un à l’autre par de petits piliers et par des vis.

Us ont deux points de frottement communs : la pointe et le talon de chaque dent, et par conséquent donnent toujours la même quantité de levée quand on les met isolément en action sur la tuile g. On a compris

principes de l’échappement a cylindre.

que cette tuile est ouverte par une entaille qui laisse passer le plan d, quand le plan c agit sur la lèvre de la tuile, et que lorsqu’on veut que ce soit le plan d qui soit en action sur cette lèvre, il suffit de faire descendre tout le système EHE, au moyen d’une vis de rappel placée sous l’appareil. Alors le plan d peut être mis en action sur la lèvre de la tuile, tandis que le plan c se trouve au-dessus et en l’air.

La petite patte z, qui repose sur le contour du disque H, quand une impulsion est terminée, est assujettie sur le bras A par une vis. En desserrant cette vis, on peut faire tourner un peu la patte z, et alors elle n’a plus aucun contact avec le disque.

298. Tout ceci bien entendu , on peut procéder à trois sortes d’expérimentations.

1° Constater la puissance d’action de chaque plan incliné sur un corps tournant librement sur son axe. (La patte s étant éloignée du disque.)

2° Déterminer la différence des mouvements qui résultent de l’impulsion donnée par chaque incliné, quand cette impulsion se termine par un choc et se continue par une pression sur le corps en mouvement. C’est le cas d’un échappement à cylindre fonctionnant. (La patte 3 est alors disposée de façon à s’appuyer au disque quand le plan incliné abandonne la lèvre. La pression sur le contour du disque doit, dans tous les cas, être produite par un même levier de repos, et sur une même surface frottante. )

3° Constater les valeurs relatives du choc sur les repos avec chaque espèce d’ incliné.

On ne devra pas oublier de se rapprocher, autant que possible, des conditions de l’horlogerie : les forces ou les vitesses exagérées, dans un sens ou dans l’autre, pourraient conduire à des résultats contradictoires. Les inclinés doivent agir avec toute leur longueur.

299. Quant au fonctionnement de l’appareil, il a été indiqué page 133. Chaque expérience à été répétée plusieurs fois et dans des conditions identiques pour chaque incliné.

La patte s abaissée, et disposée de façon à opérer un repos sur le contour du disque H, à l’instant où le talon de l’incliné échappe à la tuile, l’arc d’oscillation le plus étendu est celui qui résulte de l’action du plan c; c’est-à-dire du plan droit.

11 est très-intéressant d’étudier et de mettre en relief la puissance de la chute, puisqu’elle varie avec la forme de l’incliné, c’est à cet objet que répond l’agencement de la petite pompe à frottement k. C’est sur

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