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DE LA CHUTE

échappements, et pourquoi il est peu rare, dans la pratique, de rencontrer des échappements de mêmes dimensions générales accusant 40° de levée totale, et dont les forces d’impulsion sont extrêmement différentes.

309. La levée réelle ne peut pas varier, puisqu’elle résulte uniquement de la hauteur du plan incliné ; tandis que la levée apparente varie suivant l’ouverture du cylindre, suivant le plus ou moins de rapprochement des mobiles. Comme on vient de le voir, elle trompe, et souvent de près d’un tiers, sur la hauteur d’un plan incliné, laissant ainsi ignorer la seule chose qu’il serait important qu’elle fît connaître, la puissance de l’impulsion estimée d’après la hauteur de ce plan.

310. Concluons que la levée doit toujours ne comprendre que le passage entier du plan incliné sur une seule lèvre, et que pour connaître la levée réelle totale, il faut simplement doubler la quantité obtenue d’abord.

Tout horloger qui ne fera pas cette distinction entre les deux espèces de levées tombera, à chaque instant , dans de très-graves erreurs, et se trompera continuellement sur l’effet produit par le rapprochement ou V éloignement des mobiles.

La corcïe «3e i’arc «îe l’incliné «toit passer par le centre «lu cylindre.

De la chute.

311. Nous avons vu, dans l’Introduction (40) , que dans toute espèce de communication de mouvement il faut, sauf les cas particuliers, éviter les chocs, qui, outre l’ébranlement qui en résulte, sont une cause d’usure et de perte de force.

Il n’est par d’horloger qui n’ait reconnu l’influence des chutes sur l’étendue des vibrations, et combien il est difficile d’obtenir un réglage constant d’un échappement ayant de trop fortes chutes, surtout quand ce sont les chutes extérieures qui sont grandes. Cette dernière remarque, qui n’a été faite par aucun auteur, constate un fait tout à fait incontestable pour les habiles praticiens, et dont la théorie explique parfaitement la cause.

La chute extérieure a une plus grande influence sur la marche de l’échappement que la chute intérieure, par la raison : 1° qu’elle se fait sur l’extrémité d’un levier de résistance plus long ; 2° que le frottement de la pointe de la dent, au moment du contact, est un frottement de l’espèce de ceux dits rentrants (193), et dont la résistance est beaucoup plus

principes de l’échappement a cylindre.

énergique que celle du frottement intérieur. Il est facile de comprendre combien ce contact à rebroussement acquiert de puissance par les grandes chutes. (On s’expliquera, d’après ce qu’on vient de dire, pourquoi un cylindre est toujours piqué plus profondément et plus tôt sur le repos extérieur que sur le repos intérieur.)

Avec l’échappement à la tangente, le défaut serait moins sensible, puisque alors le frottement cesserait d’être un frottement rentrant ; mais il est inutile de nous arrêter à cette considération, car nous verrons plus loin qu’avec l’échappement à la tangente, on ne peut pas obtenir des vibrations d’une suffisante étendue.

Pour éviter toute chute autre que celle indispensable à la sûreté des fonctions, il faut rigoureusement que le milieu du plan incliné droit corresponde au centre du cylindre. La chute extérieure sera d’autant plus considérable qu’on s’éloignera davantage, soit au delà, soit en deçà de ce point.

On voit qu’en éloignant ou en rapprochant les mobiles, on reconnaîtra, dans la pratique, quand le milieu du plan droit sera au centre, à ce signe que c’est l’endroit où la chute extérieure est la plus courte.

Il n’est question que du milieu de l’incliné droit, puisqu’il représente

le diamètre du cylindre, et qu’il est clair que l’incliné courbe doit se trouver un peu au delà, comme on le voit en H (fig. 25).

312. Les anciens maîtres faisaient passer le milieu du plan droit un peu au delà du centre du cylindre, afin de placer le point de repos sur la tangente; leurs successeurs ont tous reconnus qu’ils perdaient plus par les grandes chutes extérieures qu’ils ne gagnaient par un peu moins de frottement sur le repos.

De nos jours quelques hommes, que des connaissances insuffisantes ne pouvaient mettre à même de juger sainement de la cause des faits qu’ils ont remarqués, ont prétendu qu’ils obtenaient une plus grande régularité en faisant reculer le plan d’impulsion en deçà du centre du cylindre.

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