‹ Traité d'hygène publique et privéeChapitre 12 sur 181 · DES TEMPÉRAMENTS OU PRÉDOMINANCES DES SYSTÈMES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

DES TEMPÉRAMENTS OU PRÉDOMINANCES DES SYSTÈMES GÉNÉRAUX

§ 1. — UunnOc.« générales.

L’idée des tempéraments est aussi ancienne que la médecine; diversement formulée, elle se retrouve dans toutes ses doctrines, elle domine la pratique de toutes les époques: il n’v a que la vérité qui survive à l’épreuve du temps, et nous ne voulons d’autre témoignage en faveur de la doctrine des tempéraments que cet accord universel des esprits. La verve d’innovation qui s’est emparée de la médecine contemporaine ne l’a point respectée; nous dirons quel ordre d’idées elle s’est efforcée d’y substituer. [Mais avant de nous replier sur notre siècle, remarquons bien l’unanimité de nos prédécesseurs sur ce point essentiel de l’histoire physique de notre espèce. Les observateurs de l’antiquité se sont aperçus de bonne heure que <> l’action des corps extérieurs ne modifie que jusqu’à un certain point les dispositions organiques, et que, soit dans la structure intime des parties, soit dans leur manière de recevoir les impressions, il y a des dispositions fixes qui semblent essentielles à l’existence même des individus,- et que nulle habitude ne peut changer » (1). Seulement, et d’après la conception dogmatique en vigueur, ce grand fait a été combiné avec des hypothèses, traduit par des axiomes plus ou moins erronés. Il en est ainsi de toutes les vérités d’observation; la lumière qu’elles projettent se réfracte dans le milieu de chaque génération. Encore, s’il faut opter entre les erreurs qui se sont groupées autour de l’idée vraie des tempéraments, préférons-nous peutèti e les plus anciennes aux modernes. Il y a certainement moins de vraisemblance, moins de signification pratique dans la théorie de Stahl, qui fait dépendre les tempéraments de la proportion entre la consistance des fluides et le diamètre des vaisseaux, ou dans celle de Haller, qui les explique par deux abstractions, orce et irritabilité, que dans la doctrine de Galien, doctrine si sévèrement jugée par ceux qui assignent les anciens à la barre de la science actuelle, au Jeu de franchir l’intervalle pour les considérer dans leur propre horizon. Le tempérament bilieux ou chaud et sec, le tempérament pituiteux ou froid et humide, le tempérament sanguin ou chaud et humide, etc. , ne sont-ils qu’une invention .> Remplacez les mots chaud et froid par la dichotomie de l’irritabilité e ce 1 abirritation a laquelle ils correspondent historiquement; aux qualificaîons i c sec et humide rattachez, par une interprétation sincère de la pensée a ien, es phénomènes de sécrétion plus ou moins active des surfaces

( ) anis, liuppo) la du physique et du moral , 8° édition, avec des notes, par

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