‹ Traité d'hygène publique et privéeChapitre 14 sur 181 · DU TEMPÉRAMENT NERVEUX · texte numérisé non relu

DU TEMPÉRAMENT NERVEUX

vient difficilement à la périphérie et aux extrémités : d’où la pâleur des personnes nerveuses et l’incommode sensation de froid dont elles se plaignent incessamment aux mains et aux pieds; la faiblesse de leurs muscles inspirateurs, les resserrements spasmodiques de la poitrine qu’elles ressentent fréquemment, doivent amener un ralentissement dans l’acte de l’hématose. On ne s’expliquerait pas autrement la pléthore veineuse qui survient chez beaucoup d’entre elles et qui détermine des hémoptysies, des dilatations anévrvsmatiques, des engorgements des viscères abdominaux, parfois une obésité (Napoléon), florissant mensonge de la vigueur. Dans ce cas, le sang est surchargé de matières hydrocarburées. Cependant il n’est pas très-rare de voir le tempérament nerveux coïncider avec la prédominance des globules dans le sang, et, par conséquent, a\ec I activité de la nutrition, qui ne s’explique nullement par le genre d’embonpoint dont nous avons parlé.

Deux circonstances sont considérées par les auteurs comme appartenant spécialement au tempérament nerveux : 1° le développement considérable de 1 encéphale; i° un surcroît d’activité des organes génitaux. Examinons ces deux points.

1° L’axe cérébro-spinal est certainement au tempérament nerveux ce que les organes de la respiration et de la circulation sont au sanguin ; nous dirons de l’un ce que nous avons dit des autres, à savoir, qu’il ne faut point chercher dans le volume des organes la mesure exacte de leur activité. Le tempérament nerveux dépend, non des proportions exubérantes de telle ou telle partie du système dont il emprunte le nom, mais de la sensibilité générale des sujets • i s sont excitables dans toutes les parties de leur corps; leur cerveau est domine par les irritations de leurs viscères presque autant que ceux-ci le sont par I action cérébrale. Beaucoup de femmes dont le crâne est étroit présentent cette pétulance de mouvements, cette versatilité de sensations, cette disposition aux spasmes, aux convulsions, qui dénoncent un tempérament nerveux. Parce que cette forme de la santé accompagne ordinairement les intelligences suné-

zr * scmlilc e" ^ *“ ««*«. «»

: rbc:;,hate; f-t- « “»•**»•* « «4. ^

lir. I>m 8C : 1 serl parfois '''enveloppe à l’ignorance on à I nca pâme. Remarquons toutefois qu'en général un certain développement de facultés intellectuelles, un certain degré de puissance morale se rencontre

US considérables. Enonçons ce rapport, sans nier les nombreuses exceptions

t,m ne Permettent point de l’ériger en règle • il v i n, 1

volume rie ta tût,, ■ . i , • 11 y a P°lu i homme un certain

quoiqu’il n’éxist mU,iC ie "ï CO,,dilions d’u,lc boil»e organisation; et i>ence il estd’ohJ^ * r* ^ e"tre Ce Volu,ne cl la Portée de l’intelli-

Cs et Ls t qUe 13 P!U,,art des ho« célèbres dans les sciences, Lrconférenre m avai(nl un cerveau considérable par le poids et par la once. ..lais ira-t-on jusqu’à dire, avec un hygiéniste docte et spirituel,

60 DES TEMPÉRAMENTS. [hygiène

que le crâne de l’homme doit avoir dix-neuf à vingt-deux pouces de circonférence, celui d’un idiot n’étant que de seize à dix-huit pouces (1)? Selon Tiedemann, le poids du cerveau d’un homme fait varie entre trois livres deux onces et quatre livres six onces (livre de douze onces). Cet anatomiste a toujours trouvé le cerveau des femmes plus léger que celui des hommes. Voici les moyennes de mesures obtenues sur des individus des deux sexes à intelligence normale, et dont l’âge pour les hommes se trouve entre trente et cinquante ans, pour les femmes entre vingt-cinq et cinquante :

Plan vertical. . . .

Plan horizontal. .

Quant au poids de l’encéphale, comparé chez quatre-vingt-quatorze sujets des deux sexes, il a donné une moyenne sensiblement plus considérable chez les hommes; le poids de l’encéphale est d’ailleurs en raison de la taille. Parchappe (2) a constaté que le volume de la tête est moins prononcé chez les idiots et les imbéciles de naissance que chez les individus à intelligence normalement développée; mais, parmi les imbéciles et les idiots, le degié d’intelligence n’est point proportionnel au volume de la tête. Leuret a trouvé, au contraire, chez les trois cinquièmes des idiots, la tête plus volumineuse que chez les hommes doués d’une intelligence ordinaire (3) ; mais 1 ensemble de ses recherches conduit cependant à poser en loi que la circonférence noimale du crâne est de 560 millimètres, et ne peut s’élever au delà de 625 m descendre au-dessous de bhk, sans entraîner l'idiotie. La mensuration du crâne chez l’homme adulte a fourni à M. Lélut les chiffres moyens qui suit eut .

(1) Reveillé-Parise, Physiologie et hygiène des hommes livrés aux travaux de Pes-

prit, etc., 4e édit. Paris, 1843, t. I, p. 289.

(2) Parchappe, Recherches sur l'encéphale , sa structure , ses fonctions et ses maladies. Premier mémoire. Paris, 1836, in-8.

(3) J, es centres nerveux sont composés d'éléments globulaires et d'éléments fibreux, reliés par une substance intermédiaire ou conjonctive qui renferme des éléments cellulaires aujourd’hui assimilés aux cellules plasmatiques. Le volume du cerveau ne révèle donc pas d’une manière absolue la quantité de substance nerveuse propre aux manifestations intellectuelles, mais il dépend aussi de la proportion de substance interstitielle. Celle-ci joue un rôle considérable dans la pathologie du cerveau et de la moelle; sa prédominance explique la coïncidence d’un cerveau volumineux avec une intelligence bornee. Le professeur Küss (de Strasbourg) a fait l’autopsie d’un idiot dont la substance cérébrale ne renfermait presque que du tissu conjonctif. (Villemin, Gaz. méd. de Strasb.,

Sur 22 hommes, taille lm,704. Sur 18 femmes.

Diamètre antéro-postérieur

Diamètre latéral

Courbe antéro-postérieure

Courbe latérale

Courbe antérieure

Courbe postérieure

pRIVÉE] DU TEMPÉRAMENT NERVEUX. 61

Capacité générale du crâne, représentée par la somme de la circonférence

' longitudinale et des courbes longitudinales et transversale 1208 mm

Développement de la moitié antérieure du crâne 460

Diamètre transversal frontal * 106

Diamètre antéro-postérieur 186

Diamètre transversal temporal 134

Diamètre transversal mastoïdien 115

Au demeurant, l’intelligence n’est pas absolument proportionnelle à la masse de l’encéphale entier : elle paraît être proportionnelle à la masse des hémisphères, surtout si l’on tient compte de l’étendue des surfaces dont le volume n’est qu’un élément et qu’influencent surtout le nombre et la profondeur des circonvolutions. Outre la quantité anatomique de la substance cérébrale, il y a à considérer ses conditions de texture ou sa qualité physiologique (1).

2° Ce n’est pas tant le surcroît d’activité des organes génitaux, comme on l’a écrit, que l’exaltation du sens génésique, qui s’observe fréquemment chez les sujets nerveux: la distinction est essentielle; et comme le tempérament génital des auteurs n’existe point, le satyriasis ou la nymphomanie n’étant point de l’ordre physiologique, pas n’est besoin d’invoquer avec M. Royer-Collard un mode particulier d’innervation pour en rendre compte. Quand Bégin (2) mentionne certains hommes dont l’organisation grêle et chétive s’alliait avec un appareil génital très-développé, et qui supportaient fort bien les excès, il constate une variété du tempérament nerveux que tout praticien a eu l’occasion d’observer, mais non le fait général de ce tempérament. L’intensité de l’appétit vénérien qui l’accompagne souvent rentre dans les conséquences physiologiques de la prédominance cérébrale; le désir vénérien est une perception du cerveau, et c’est dans ce viscère qu’il faut chercher le principe matériel des facultés intellectuelles et affectives, comme aussi la cause de leur exagération ou de leur perversion. Nous reviendrons sur cette liaison de phénomènes en traitant de 1 idiosyncrasie génitale. Bornons-nous à énoncer ici cette vérité, que, parmi les individus qui joignent au tempérament nerveux l’excitabilité génitale, quelques-uns présentent, dans le développement de leurs organes | reproducteurs, la raison palpable de ce phénomène; la plupart ne l’éprouvent que par une direction vicieuse de l’activité cérébrale exaltée.

Le tempérament nerveux se caractérise par les faits suivants : 1° La mobi- J lité des sensations et la susceptibilité de tout le système nerveux ; 2° l’activité,

(1) « De môme, dit Bourgery, que dans l’homme l’étendue et la variété de l’intelligence sont généralement en proportion de la quantité anatomique de la substance cére raie, sauf les conditions physiologiques de la texture, de même aussi, chez les animaux, la précision et la lucidité des instincts paraissent en rapport avec la quantité de

[ ^ cérébiale dans chacun d eux, sauf également la question de qualité entre

es individus d’une même espèce. ». {Comptes rendus de l'Académie des sciences, 23 septembre 1844. J 1 2

(2) Bégin, op. cit., p. 6.

G2 DES TEMPÉRAMENTS. [ilYClÊNE

et, pour ainsi dire, la turbulence des sympathies. Si l’appareil nerveux viscéral est excite, le cerveau répond aussitôt à la stimulation; si le trait part de l’encéphale, toutes les forces sensitives s’émeuvent avec une électrique rapidité; il y a chez les personnes ainsi faites disproportion presque constante entre les sensations et la cause qui les produit : les impressions les plus fugitives déterminent en elles un long ébranlement; tout leur est souffrance ou plaisir. 3" La force d’ensemble, la résistance organique, contrastent avec les apparences mesquines de l’extériorité. Les individus nerveux supportent souvent mieux fatigues et travaux, souffrances et privations, que les représentants les plus fortement musclés du tempérament sanguin : dans les épidémies, dans les situations misérables que fait naître la guerre, clans les épreuves qui s’adressent à l’homme physique et moral, ils se comportent avec une énergie inespérée, et révèlent parfois les ressources de l’héroïsme. Les praticiens savent le prix de cette organisation qui, si elle ne se brise dans l’excès des sentiments tristes et nostalgiques, rebondit sous les coups de la maladie et conspire par l’effort soutenu de la volonté aux fins du traitement. h° Le chiffre des globules est presque toujours inférieur au maximum physiologique; la circulation capillaire générale est moins active, moins régulière. 5° Le tempérament nerveux est un de ceux qui se rencontrent le plus fréquemment à l’état de pureté chez les hommes. 6° Lorsqu’il se trouve associé à un autre tempérament, il tend à prévaloir sur lui et finit par l’absorber. 7° Tandis que les autres tempéraments se modifient par le progrès de l’âge on par un concours durable d’influences hygiéniques, le nerveux paraît céder moins à l’action de ces causes; il s’exagère au contraire à mesure que la vie se prolonge, parce qu’il est dans la nature des phénomènes nerveux d’être périodiques, de tendre au rapprochement des périodes, et d’accroître leur intensité par la répétition.

Il nous resterait à esquisser les particularités intellectuelles et morales qui complètent la physionomie de ce tempérament ; mais ce serait entrer en lutte avec les plumes qui ont traité ce sujet avec un éclat vraiment littéraire; l’induction du lecteur suppléera d’ailleurs à notre laconisme : nous le prévenons seulement que les tableaux éloquemment tracés par les auteurs ne traduisent pas toujours un rapport rigoureux entre le moral et les conditions du tempérament nerveux ; et quand ils passent en revue les célébrités les plus piquantes de cette variété organique, ils oublient trop les diversités d’organisation cérébrale, les effets delà culture humaine, la part des événements, le rayonnement de la société contemporaine à tous ces génies.

§ 4. — »u tempérament lymphatique.

Cette forme d’organisation aurait soulevé moins rie controverses, si la dénomination qui lui a été imposée eût exprimé plus exactement les éléments dont elle se compose; elle n’a point pour principe unique la prédominance de l’appareil lymphatique ; encore moins doit-on l’attribuer, avec la plupart des

| privée] du TEMPÉRAMENT LYMPHATIQUE.

auteurs, à l’inertie de cet appareil. L’atonie générale de tous les appareils (Rostan) est un ellef, non la cause de ce tempérament. Le nier avec Royer- Collard, c’est fermer les yeux à l’évidence. Surabondance de fluides blancs, d’après Bocrhaave, Fr. Hoffmann, Cullen, ou rapport inégal de développement et d’activité entre le système artériel et le système lymphatique (Hallé, Husson), c’est la même définition en langage humoral ou solidiste. Le tempérament dit lymphatique consiste, d’après Bégin, dans la prédominance de développement,

de vitalité et d’action de tous les tissus pénétrés par des liquides non sanguins et de tous les organes qui forment ces liquides; les élaborations blanches (mucus, sérum, lymphe, etc.) l’emportent ici sur l’hématose. Il semble, en effet, que dans les animaux supérieurs il existe un antagonisme fonctionnel entre l’appareil sanguin et l’appareil lymphatique : celui qui l’emporte imprime son cachet à tous les organes, en modifiant profondément les matériaux qu’ils s’assimilent. Cherchez les traces du système lymphatique dans les tissus d’un sujet dont le tempérament est très- sanguin ; étouffé par les vaisseaux rouges, comme dit Bégin, c’est à peine s’il offre à l’observateur un très-petit nombre de canaux perceptibles. Au contraire, les sujets lymphatiques ne présentent pas un développement du cœur et de l’arbre vasculaire rouge en proportion avec leur stature et leur embonpoint : chez eux, les parois des vaisseaux artériels sont moins denses, moins contractiles ; les tissus qui doivent être le plus abondamment pourvus de capillaires rouges, tels que les muscles, sont remarquables par leur pâleur et leur flaccidité. L’hématose, source première peut- 1 elre de cette série cIe modifications, ne s’accomplit pas avec la même énergie que chez les individus sanguins, ne réalise pas les mêmes produits. Dansée sang des sujets qui présentent les attributs extérieurs du tempérament lymphatique, le nombre des globules a notablement diminué : cette observation, faite par Lecanu, a été vérifiée depuis par beaucoup d’expérimentateurs. La’ ma- 1 tlere colora,lte diminue avec le nombre des globules, avec elle le fer- l’eau augmente; la température et l’électricité du sang subissent certainement des changements analogues. Et comme le tempérament dont il s’agit est l’ordinaire panage de enfance et du sexe féminin, on constate moins de globules, de fer ce matière colorante, et plus d’eau chez la femme que chez l’homme chez fan .que chez 1 adulte- Si maintenant on se rappelle que les injections les

\ d’une^lartTvcc I fT* T '® ,aiSSeaUI Capi"aires sa"Sllills « continuent, l pa“ a,ec 1,5 arteres « les ventes, d’autre part avec les vaisseaux exin -• lants, sécréteurs et excréteurs, il est aisé de se rendre compte ““note es

' inipumes a I économie entière par le sang, cet aliment direct des tissus, ainsi iq c e la supériorité des élaborations blanches. Les différentes sécrétions ont

' Kîrr r°i iC° <li"’i,"llCUr t,e ,a CSsang K“; som char8&’ r™ 10 r™"' d'™a"'c

■nourricier ’ "'J<: s"CCC5slf' mais général, d'épuration du lluidc nourricier. Nous nous contentons d'indiquer ce rapport ; c'est une lumière

DES TEMPÉRAMENTS

[hygiène

jetée sur les conditions d’ensemble du tempérament lymphatique; il est évident que le sang, incomplètement révivifié parla respiration, n éprouve pas non plus, dans son passage par les appareils de sécrétion, tous les changements nécessaires à la bonne constitution du fluide nutritif.

La prédominance lymphatique accuse, avons-nous dit, non 1 affaiblissement, mais le surcroît de vitalité de toutes les parties chargées de 1 absoiption et du transport des liquides non sanguins. On ne nie point que, dans ce tempérament, le système lymphatique est plus développé; que les maladies de ce système sont plus fréquentes : ces deux circonstances se concilient- elles avec l’idée d’une atonie, et n’esl-ce point un axiome en physiologie pathologique, que les organes suractivés dans leurs fonctions sont aussi ceux qui acquièrent le plus de volume et le plus de susceptibilité morbide? On a voulu comparer aux veines variqueuses les vaisseaux lymphatiques gorgés de sucs blancs ; mais ces vaisseaux ne présentent point, chez les sujets dits lymphatiques, des dilatations partielles; ils sont uniformément développés, et nul fait n est venu confirmer l’hvpothèse d’un ralentissement dans la circulation de la lymphe.

La manière dont le tempérament lymphatique a été envisagé par les hygiénistes les plus récents nous le donne plutôt comme un état morbide que comme une variété d’organisation régulière; ils ont décrit l’atonie de tout le système (Rostan), l’anémie, la cachexie scrofuleuse, non un état physiologique qui, malgré le relief d’un système général et la spécialité du sang, comporte l’intégrité durable des fonctions. ...

Le fluide nerveux et le sang exercent l’un sur l’autre une influence réciproque dont dépendent la manifestation et la stabilité des phénomènes de la i vie. Or le sang des lymphatiques diffère du sang des tempéraments étudiés plus haut (1); de plus il est lancé avec moins de force; les fonctions cérébrales, ainsi que le prouvent les expériences des physiologistes et les phénomènes de l’asphyxie, ne s’exercent dans toute leur perfection que sous l’impression d un sang bien élaboré.

Les vues qui précèdent trouvent leur confirmation dans celles de ecoie ! histologique actuelle. Le système lymphatico-conjonctif a la double fonction de pourvoir à l’entretien des organes dont il se compose (os, cartilage, membranes, etc.), et à l’agrandissement du corps comme à la réparation des parties au moyen de proliférations cellulaires qui donnent les différentes variétés de ;

(1) L’augmentation des globules blancs du sang, sorte de leucocytose physiologique comme celle qui se produit dans la grossesse par l’effet du développement progressif des • lymphatiques utérins et des ganglions inguinaux et lombaires (Virchow), est-elle une des • conditions du tempérament en question? Les faits pathologiques démontrent que 1 accroissement des corpuscules blancs du sang coïncide toujours avec une formation plus considérable des cellules lymphatiques dans les ganglions, quand l’irritation de ceux-ci ne va point jusqu’à la destruction de leur substance. Le développement de ces gangi.oas et petits appareils qui s’en rapprochent par leur structure histologique (amygdales, follicule

de la langue etc.) chez les individus très-lymphatiques autorise celte induction.

ij privée]

Page 1