DES TEMPÉRAMENTS COMPOSÉS
substances conjonctives, les cellules lymphatiques, les leucocytes, les épithéliums, etc. Proliférer des éléments cellulaires, tel est le mode biologique de ce système. Joignez-y une certaine nuance d’irritabilité qui le fait réagir libéralement aux agents de stimulation physiologique ou morbide, et vous avez ce que Villemin appelle le tempérament lymphatique ; avec des effets plus intenses (inflammations chroniques, hypertrophiques ou ulcéreuses, engorgements ganglionnaiies, etc.), vous touchez à 1 état scrofuleux qui, à ses yeux, représente, non une maladie, mais un état particulier du grand système de végétation.
Quanta l’habitus extérieur des lymphatiques, est-il besoin d’en signaler les caractères, et qui ne les reconnaît d’emblée dans la foule des variétés individuelles? Une taille trop élevée ou trop petite, peu de proportion et d’harmonie dans les formes ; uue grosse tête, de grosses articulations, des mains volumineuses, des pieds plats, des cheveux rouges, blonds ou d’un châtain clair qui tombent avant l’âge; la peau blanche, lisse et mince, sillonnée par des veines qui paraissent dilatées; un teint blafard, quelquefois d’un blanc mat- une puberté tardive, les organes génitaux peu développés ; chez la femme, une menstruation laborieuse, irrégulière, peu abondante ; des chairs molles, froides abreuvera de sérosité; les orifices muqueux peu colorés, les dents ordinairement endommagés, ou si elles paraissent saines, d’un blanc bleuâtre; les tonsilles et les follicules de la base de la langue augmentés de volume; l’abondance des sécrétions cutanées et muqueuses; les joues souvent plaquées d’un rouge
;;“P~Sd’U,‘TepÆI- "ne allurelenle- des 'épouses hfeit*Dtts,
, 'f" sonore : tel cst “ type malheureusement si commun dans un
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d U d l p é,,e <ies "'n"c"ces exté“““ »« par la solidarité ascende cetodécaden(^^0,r'd^Peim^r*eUr dénonce une décadence, et la cause
d- iïriïr les aira et ies Iieux' pius —
§ 5. — i>es tempéraments composés.
de ™ VeT “ rencontrent à l’état
I s'observent sans aucun mih ™ f CnSf ’ e l!mPhatl'I”c et le nerveux surtout ii premier semble constituer le T ° 'v beaUCOl,.P de suJets du sexe féminin. Le second, fortement exprimé rp/p6 e 0lsanisatI0n le P,us général de ce sexe; le I lesquelles on s’efforce de le tran q JSme’ Ce(l? dlfficilemeut aux influences par J sive des fonctions dénarbVs °U de 1 altéfluer- dévolution succes-
> l’élément nerveux- la sociét"^ fc“nnes contribue à faire prévaloir en elles la direction qu’elle* imprime à' h ^ 1Ôle fp,elle Jeui' assigne et
i dances organiques Jc temné UUS aCU l<:',S’ devient la complicc de leurs ten- Uve de l’organisme' "T"*' “'«* P°int ,a 1-inn-
(lans les deux sexes une élite b"-/'" 13 prédominance <Jui nous vaut,
H souffrir et de s’illustrer. " ame et Passionnée dont la destinée est de
M. LÉvv. Hygiène, 5° édit.
66 DES TEMPÉRAMENTS. [aïGiENE
Toutefois le cas le plus ordinaire est celui de l’association des tempéraments, . .. ... . <• •. • „ i:..i l’nxfTuniuatinn. ou nu au temnera-
Toutelois le cas le puis orumauc
soit qu’elle constitue le fuit primordial de l'organisation, ou qu au temperameut originaire s’en soit ajouté uu autre par les effets d’une alimentation spéciale, des conditions climatiques, de l’habitation ou des causes morale.. acquis ou naturel, le tempérament mixte n’est point le produit d un balancement d’activité entre deux systèmes généraux de I économie, entte l'action nerveuse et le sang; le tempemmentum tmycMum des anciens,
modèle exquis de l’harmonie organique, est une ciealion idca ,
mule d’une information réelle. 11 n’en est point des combinaisons de tempéraments comme de celles qui s’opèrent sous la lot des affimt& • .1
ne se neutralisent point; l'un d'entre eux conserve la snpe m«e ^rUuue.
Là même où les systèmes généraux paraissent se compenser d I
peinent et dans leur énergie fonctionnelle, l’megahté existe; « s. elle ne » dénote pas d'abord, un examen approfondi du sujet 1 éprouvé d a u Wm ou tout autre circonstance qui met en émoi les sympathies organiques la met ra en lumière. C’est ainsi que le tempérament nerveux n exdutponil - .«U activité des fonctions nutritives et l’accroissement des globules dans sang. Mais ou ces derniers caractères dominent, ou l’incitation nerveuse prévaut proportions inverses d’association organique qu’on énonce P“’ dons de tempérament nerveux-sanguin et sanguin-nerveux, ter, «.liant le mot complexe que l'on emploie par la désignation de l'élément organique le moi SantTsSn) Les formes complexes de la santé qui s’observent le plus l«queininenl^résultent de l'union du tempérament ^ùhntn ^éc^e lymphatique, de celle du tempérament lymphatique avec le nerveux et le sanguin. La 1 nhère de ces associations consume pour atnsi dire le tond organique de cerpopul t o " : l’Alsace, la Normandie, en offrent de nombreux exe, nplcs; dom uesmaout dans le dépanemem du Haut-lthin, mon. nw ageux, d une exposition plus e!evee, plus riche en v ignobles que celui du bas-l^n.
Le tempérament lymphatique-sanguin appai nui aux , l’armée
temenls du Nord, de la Belgique; il domine parmi les olhciers de l a
secondée par ** en glo-
n: : > - — “ œ: ar.
nde^leslmiiles;
üul, nerveuse hum “ — “ JJ, „„e contradioüon physiolo- ^:""nt assex ordinaire : nous voulons parler de la predomi-
DES IDIOSYNCRASIES
privée]
iiance simultanée des systèmes lymphatique et nerveux. Ce sont les femmes principalement qui nous en présentent de fréquents échantillons. Qui n’a vu dans le monde de ces femmes remarquées par leur fraîcheur, par leur embonpoint, et qui, sous la livrée de la mollesse et de l’apathie, cachent une extrême susceptibilité du système nerveux, une nature capricieuse, sentimentale jusqu au spasme, irritable jusqu à la convulsion ? Mais ce développement, qui leur advient de très-bonne heure ou vers la trentième année, ne dure point ; il dispaiait quelquelois d une manière rapide et comme par une fonte, soit à la suite d’une couche ou par l’action d’une cause morale; d’autres fois elles maigrissent graduellement, se sèchent vers l’époque de la suppression des menstrues, et rentrent dans les conditions du tempérament nerveux absolu.
iNous n’insisterons pas davantage sur le fait important de l’association des tempéraments; nous négligeons à dessein les peintures morales qu’y rattachent les auteurs. Cette association, tantôt ébauchée par la nature, tantôt amenée par 1 éducation et le régime, est l’une des sources principales des différences individuelles de notre espèce; elle donne, avec le fait des idiosyncrasies, la clef de plus d’une solution importante pour la médecine pratique.