‹ Traité d'hygène publique et privéeChapitre 141 sur 181 · RACES · texte numérisé non relu

RACES

Angus, 1 cas

Belgique, 1 cas (Durham). .

Bohême, 1 cas

Bretonne, 1 cas

Gharollaise, 1 cas

Durham, 2 cas (moyenne). .

Flamande, 1 cas

Hollandaise, 3 cas (moyenne).

Miirzthal, 1 cas

Normande, 1 cas

Paris, 30 cas (moyenne). . .

Suisse, 1 cas

Tyrol, 1 cas (Oberinnlhal). .

Voigtland, 1 cas

Eau.

Parties

solides.

Caséine

et

matières

extractives.

Sucre.

Beurre.

| Albumine.

Sels par incinération.

. .t1,) 0n.,a fixé il 4 grammes environ le poids de l’albumine dans ic. donc .1 est compris dans la caséine, et le poids du sucre doit être environ.

un travail supplémentaire ; augmenté de 2 à 3 grammes

On voit, par ces résultats, que la supériorité pour la production des divers

éléments du lait appartient, dans l’ordre suivant d’importance de ces éléments aux : ’

Races

Hollandaise

Miirzthal

Oberinnthal

Belgique

Bohême

1 Beurre, f Sucre.

> Caseine.

Charollaise ....

Durham

1 QaIc

Suisse ....

Voigtland . . .

(1) Vernois et Becquerel, Analyse des principaux types de lait de vache , chèvre, brebis, t. V^I) P; 271 % série UrS UniVCr*elde 1850 (Annahs d'hygiène publique, 1857,

698 DES MODIFICATEURS. — 1NGESTA. [hygiène

Beurre. i :

Caséine.

Sucre.

Albumine.

Sels.

Caséine.

Sucre.

Beurre.

Albumine.

Sels.

Sucre.

Beurre.

Caséine.

Albumine.

Sels.

2° Age du lait. — Le colostrum est plus riche en sels que le lait ordinaire; il ne renferme guère ou point de lactose; le caséum y est en grande partie ■ remplacé par l’albumine, tellement abondante, qu’il se coagule par la chaleur à la manière du blanc d’œuf. Les traces de la composition primitive du colos- ■ trum subsistent jusqu’à la fin du premier mois, et, dans quelques cas particuliers, le lait reste mélangé de colostrum bien au delà dè ce terme ; les s enfants qui en usent sont chétifs et languissants, comme par insuffisance d alimentation.

3° Séjour dans les mamelles . — Le lait s appauvrit par le séjoui dans s i les mamelles chez la vache, l’ànessc, la brebis, la chèvre (Péligot) ; dans la même traite, le lait le premier tiré est toujours le plus séreux, le detniei se rapproche de l’état de crème (Parmentier et Deveux). Péligot et plus récemment ReiseL (1) ont confirmé ce fait par l’analyse avec des nombres. La différence ne s’observe que quand le lait a séjourné plus de quatre heures dans 1 j son réservoir naturel ; si l’on rapproche les traites de deux en deux heures ou davantage, la composition du lait ne varie pas sensiblement pendant la durée de l’émission. C’est la proportion de beurre qui s’accumule dans la dernière portion de lait tiré, et elle est en raison directe du séjour dans la mamelle : on dirait que la séparation de la matière grasse s’y effectue comme dans un vase inerte. Chez la femme, au contraire, nulle différence entre les deux traites, ce que Yernois et Becquerel expliquent avec raison par la position des seins, ces résultats sont contraires à ceux de Reisct, qui a constaté pat 1 anahse des $1 variations marquées dans le lait de femme, suivant qu on 1 examine avant ou i après que l’enfant a pris le sein. Le lait d’une nourrice âgée de vingt-sept ans, accouchée depuis onze mois, a laissé pour 100 parties :

S Normande Paris

Race flamande

Races,

Angus. .

Bretonne

Avant de donner le sein.

Résidu sec. Beurre.

Après avoir

donné le sein.

Résidu sec.

Beurre.

(1) J. Reiset, Annales de chimie , janvier 1849.

DES ALIMENTS. — VÈRTËBRËS.

privée]

â" Régime. — Le lait des carnivores diffère de celui des herbivores et par ses propriétés et par sa constitution ; il contient moins de sucre de lait. Parmentier et Deyeux ont vu que le lait de vaches nourries dans un terrain humide fournissait un beurre blanc et sans consistance, et, quand on les conduisait au bois, un beurre ferme et jaune au bout de quelques jours. Un brusque changement de régime entraîne toujours une diminution dans la sécrétion lactée. Le lait le plus riche en matières solides s’obtient par l’usage des betteraves rouges; le lait le plus léger par celui des carottes; le mélange de luzerne et d’avoine procure un lait moyen (Péligot). La drèche communique au lait la propriété de se cailler plus promptement (QueVénne). Le lait de vache le plus agréable au goût est celui que donnent les vaches nourries en hiver avec les betteiaves, en plus de la paille, du loin et du son, et en été avec la luzerne et la vesce (A. Chevallier, O. Henry). En précisant les effets de l’alimentation

chez 13 vaches de l’exposition agricole de 1856, Vernois et Becquerel ont vu qu ils se tiaduisent finalement, ou par la richesse en beurre et en albumine, ou par la richesse en caséine et en sucre : le premier cas se produit quand l’alimentation a consisté principalement en foin, paille, avoine, betteraves, luzerne, tourteaux de lin, à raison de 2A kilogrammes en moyenne par ration journalière, boisson non comprise; le second cas a été observé sous l’influence d’un régime composé de luzerne, paille, betteraves, foin, orge, drèche de bière, trèfle, paille d’avoine, à raison de 33 kilogrammes 775 grammes d’aliments par jour en moyenne. Les différences dans les qualités de laits obtenus semblent donc se rapporter plus encore à la quantité qu’à la nature de l’alimentation. Chez les ânesses, le lait le plus riche en matières solides s’obtient par un mélange de luzerne et d’avoine, puis par les pommes de terre, ensuite par les carottes (Péligot). L’arome du lait de la chèvre provient des herbes odoriférantes dont elle se nourrit. L’absinthe communique au lait son amertume; la gratiole le rend purgatif, le lithymale âcre; la garance le colore, la semence dams lui communique son odeur; il en est de même des plantes alliacées des crucifères; on y a retrouvé le sel marin, le bicarbonate de soude, iodure de potassium et le chlorure de potassium. Young, en nourrissant une chienne de substances végétales, en a obtenu un lait plus riche en beurre et en casuini que le lait de chèvre. U est inutile de faire ressortir les applications |I|u peuvent être faites de ces expériences à l’hygiène, particulLment I nygiene du premier âge.

Voici deux expériences significatives de Dumas :

Chienne nourrie avec de la viande de cheval

Mêmeclnenne nourrie avec du pain arrosé de bouillon

Eau.

Mat.

extractives

Caséum

Beurre.

et sels.

et sels.

700 DES MODIFICATEURS. — 1NGESTA. [hygiène

On doit à Simon, Doyère, Vernois et Becquerel (1) les trois séries suivantes 1 de résultats constatés chez des femmes :

Sucre,

Eau.

Résidu

solide.

Beurre.

Caséine.

raat. extract, et sels.

A. Nourriture animale abondante. .

Après des privations pénibles. . . .

Beurre.

Caséine.

Albumine.

Sucre.

Sel».

B. Nourrice très-bien nourrie pendant trois jours

ld. nourrie pendant trois jours avec du pain et des légumes en quanr tité insuffisante

Parties Caséum Sels

Eau. solides. Sucre, et mat. extract. Beurre, par incinér.

C. Alimentation bonne. . . . 888,86 111,14 42,97 39,96 26,88 1,33

Id. insuffisante 891,80 108,20 40,88 36,78 25,92 1,52

On voit, par ces analyses, qu’une nourriture insuffisante a pour effet d’augmenter l’eau en réduisant le beurre et le caséum. Doyère a démontré que l’intempérance détermine dans le lait les mêmes modifications que l insuflisance des aliments.

5° Age de la nourrice. — Vernois et Becquerel ont examiné le lait des nourrices comprises entre les limites d’âge de quinze à quarante ans, et ont trouvé que la période de vingt à trente ans offre les meilleures conditions d’allaitement; toutefois les différences sont peu prononcées; eu voici les maxima :

Eau.

De 15 à 25 ans . . 869,85 De 35 à 40 ans . . 889,08

Sur 100 parties de lait.

Parties

solides.

Caséum

Sucre, et mat. extract. Beurre.

Sels

par incinér.

6° Menstruation. — Coïncidemment avec le retour des règles, Vernois et Becquerel ont constaté dans le lait une diminution de l’eau et du sucre, une augmentation de caséum et du beurre; quant aux sels, point de changement notable.

7° Gestation. — Les mêmes expérimentateurs ont constaté, sous l’influence de cet état, un accroissement de matériaux solides, surtout du beurre, et une diminution de l’eau. Une nourrice leur a présenté :

(1) Vernois et Becquerel, Annales d'hygiène, l'e série, 1853, t. XLIV, p. 257 et t. L, p. 43 et suiv.

phivéeJ

DES ALIMENTS. -

Page 1