‹ Traité d'hygène publique et privéeChapitre 9 sur 181 · PLAN · texte numérisé non relu

PLAN

Deux ordres de sciences concourent à former l’encyclopédie médicale. Les unes reposent sur une somme de faits homogènes se déduisant en multiples ramifications d’une seule et même souche, présentant dans leur économie naturelle le cadre de leur étude : telles sont l’anatomie et la chimie ; les autres, assemblage de matériaux divers, sciences de pièces et d’emprunts, de combinaisons et d’applications, et laissant à l’écrivain, au professeur qui les expose, toute licence de classification : telles sont la médecine légale, l’hygiène. Parmi les nombreux auteurs qui ont écrit sur cette dernière branche, il en est qui se sont affranchis de tout ordre régulier; d autres se sont assujettis à des divisions trop complexes. Le plan de l’illustre Halle effraye par ses proportions et déroute la mémoire par le grand nombre des compartiments. Le premier qui l’ait développé dans l’ordre anatomo-physiologique est Londe. Il en a emprunté l’idée à Moreau (de la Sarlhe). Comme 1 hygiène, telle que Londe la définit, consiste à diriger les organes dans 1 exercice de leurs fonctions, il ne s’agit que d’interroger les exigences physiologiques de chaque organe, de chaque appareil, d’apprécier les influences qui en favorisent le jeu normal, les causes qui l’exagèrent, l’entravent ou le pervertissent. Les applications hygiéniques découlent de cet examen successil. S agit-il de l’appareil respiratoire, l’auteur nous déroule toutes les considérations relatives à l’air, aux effluves, aux émanations, etc. L’élude hygiénique des fonctions des organes sécréteurs conduit à l’examen des effets de la lumière, du calorique, du froid, des bains, des pratiques cosmétologiques, etc. La clarté et la simplicité sont les avantages de ce plan ; le retour des mêmes subdivisions dans l’examen hygiénique de chaque fonction facilite le travail de la mémoire; 'de plus, le lecteur est sans cesse ramené à la considération des plié-

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