‹ Traité d'hygiène (volume 2)Chapitre 124 sur 158 · APTITUDES PHYSIQUES NECESSAIRES AUX CANDIDATS · texte numérisé non relu

APTITUDES PHYSIQUES NECESSAIRES AUX CANDIDATS

avec dilatation des bronches, emphysème et bronchite chronique, asthme prononcé), les lésions rénales, le diabète, les affections cardio-vasculaires, tout au moins quand elles ne sont pas bien compensées, sont des causes d'exclusion.

Très importantes sont les maladies du système nerveux. Nous verrons l'influence qu'elles peuvent avoir et sur l'état du maître et, indirectement, sur celui des élèves. La profession de renseignement peut les provoquer quand elles n'existent pas, et elle les aggravera à coup sûr si elles existent* déjà.

Uépilepsie, même dans ses formes larvées, doit être, quand elle est dépistée, une cause formelle d'exclusion ; cette maladie peut s'aggraver, et même dans les formes légères ou latentes, les épileptiques sont sujets à des impulsions parfois dangereuses ou immorales. 11 faut donc savoir reconnaître les petits signes de la maladie, les absences, les vertiges, les ecchymoses sous-conjonctivales périodiques, etc.

L'hystérie devrait entraîner une égale sévérité, non seulement pour les formes convulsives, à « grand spectacle », mais aussi poulies formes légères : les jeunes filles hystériques, ou simplement névropathes, ne seront jamais que de déplorables pédagogues, et nous verrons plus loin que leurs tares mentales ne sont pas toujours exemptes de danger pour les enfants confiés à ces maîtresses.

La neurasthénie et les états de dépression mentale ou d'anxiété sont évidemment difficiles à reconnaître chez les jeunes gens ; et, à défaut du diagnostic précis, il est impossible d'éliminer certains candidats dont le système nerveux manquera cependant de la résistance nécessaire aux fatigues de renseignement. Si Ton pouvait exercer, au point de vue de l'équilibre mental, une sévère sélection dès l'entrée à l'école normale, on éviterait à bien des maîtres les accidents névropathiques dont ils souffrent au cours de leur carrière.

La Commission des écoles normales exclut enfin certaines affections généralisées de la peau (eczéma, etc.) et les maladies cutanées contagieuses (lèpre, teignes). Il en est de même de la syphilis, au moins dans sa période contagieuse.

Dans cet examen médical des candidats à renseignement, il existe donc deux diagnostics particulièrement importants à établir : celui de la tuberculose pulmonaire au début et celui des diverses affections du système nerveux. Tant qu'il s'agit d'états confirmés, le diagnostic est aisé, et l'exclusion s'impose ; mais quand il s'agit de simples cas suspects, le médecin peut souvent hésitera arrêter un jeune homme au début de sa carrière.

C'est alors que l'examen des antécédents et l'analyse des prédispositions prennent une certaine importance.

Pour que ces éléments d'appréciation aient quelque valeur, un seul examen n'est pas suffisant: il faudrait que le candidat puisse pré-

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senior un carnet similaire où seraient consignés Ions les incidents |);d hologiques de sa vie scolaire.

Il serai! désirable enfin «pie si, durant son passage à l'école normale, le futur maître présente quelques manifestations qui permettent de douter de sa santé future, il puisse être exclu de l'école : ce serait lui rendre un vrai service que de ne pas le laisser entrer plus avanl dans une carrière où sa santé risquerait d'être complètement compromise.

LA PRÉSERVATION DU MAITRE CONTRE LES MALA- DIES AUXQUELLES L'EXPOSE SA PROFESSION. Règles générales d'hygiène des maîtres. — Nous indiquerons rapidement ici les dangers auxquels leur profession expose particulièrement les instituteurs ou les professeurs. L'étude de ces risques ou dangers professionnels a été complètement exposée par le Dr Dtffestel dans une conférence faite au Musée social (1912), à laquelle nous ferons ici de nombreux emprunts.

Les maîtres sont exposés aux troubles de lasanlé générale qui frappent tous les individus à existence trop sédentaire. Ils paient un lourd tribut à toutes les manifestations de Tarthritisme et présentent souvent des troubles dus à l'insuffisance des fonctions de nutrition.

Les maladies contagieuses frappent rarement les maîtres qui, la plupart du temps, sont en état d'immunité pour avoir eu ces diverses maladies dans leur jeune âge. Ceci ne veut pas dire qu'ils ne doivent pas prendre à l'égard de ces maladies toutes les précautions nécessaires de prophylaxie. Ces précautions n'intéressent pas seulement le maître personnellement; il doit songer aussi que, par son intermédiaire, les maladies peuvent être communiquées d'un enfant à un autre et qu'il peut les transporter dans sa propre famille; ceci est vrai surtout dans les petites classes et dans les écoles maternelles, où les enfants sont plus spécialement en contact avec leurs maîtresses; nousn'avons pas besoin d'insister sur le danger que peut représenter, au point de vue de la contagion, l'habitude répréhensible de certaines maîtresses qui embrassent successivement les enfants de leur classe; comme le remarque Dufestel, ces manifestations de tendresse prouvent le rôle d'affectueux dévoûment que la maîtresse saitremplir visà-vis des enfants qui lui sont confiés, mais il suffit de savoir que ces marques d'amitié sont parfois dangereuses pour les faire supprimer.

Il serait désirable qu'à leur entrée en classe les maîtres et les maîtresses puissent revêtir un vêtement de travail qu'ils retireraient au moment de quitter l'école. Une blouse d'infirmier remplirait parfaitement ce rôle, à la condition d'être changée deux foisaumoins par semaine.

Dans beaucoup de grandes écoles étrangères, et particulièrement en Suisse et en Allemagne, les maîtres possèdent des vestiaires confortables, généralement vastes et bien éclairés; chaque maître a à

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