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Fig. 354. — Ticket sur lequel sont indiqués le poids et la taille.
avantageux de se servir du double ruban métrique qu'avait imaginé Grancher (fig. 356et 357) pour les mensurations thoraciques pratiquées lors de ses recherches sur la fréquence de la tuberculose à l'école. Ce double ruban est fait de deux rubans métriques ordinaires, cousus
l'un à l'autre par leurs extrémités marquant zéro. Une petite boucle métallique fixée en ce point permet d'appliquer le zéro des deux mètres réunis au niveau d'une des apophyses épineuses dorsales.
Pour se servir de ce double ruban métrique, on marque d'un point d'encre l'apophyse épineuse dorsale répondante la région au niveau
Fig. 356 et 357. — Mensuration du périmètre thoracique à Taide du double ruban métrique : l'anneau, fixé au « zéro » des deux mètres réunis, est maintenu sur l'apophyse épineuse; la lecture de chacun des rubans contournant le thorax à droite et à gauche se l'ait sur la ligne médio-sternale et indique le périmètre de chaque hémi-thorax ; l'addition des deux chiffres donne le périmètre thoracique total.
de laquelle on veut mesurer le thorax : axillaire, mamelonnaire ou xiphoïdienne.
L'anneau métallique est maintenu en ce point précis ; l'observateur, faisant lever les deux bras de l'enfant, croise les extrémités de chaque ruban sur la ligne thoracique médiane et antérieure; puis il fait retomber les deux bras pendants le long du corps, et il lit les chiffres indiqués par chacun des deux mètres : ces chiffres Thaitic d'hygiène. VI. — 49
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donnent la circonférence de l'hémithorax, et leur addition donne la mesure de la circonférence Ihoracique totale.
La recherche de la circonférence thoracique doit être pratiquée au moment de l'inspiration et au moment de l'expiration ; la différence entre ces deux mesures permettra d'apprécier, de façon approximative tout au moins, la « capacité vitale » ; cette amplitude respiratoire, prise avec le double ruban métrique, présentera cet intérêt spécial d'être distincte pour le côté droit et pour le côté gauche; on pourra ainsi vérifier les cas fréquents de dissymétrie respiratoire.
Le périmètre thoracique peut être pris sous les aisselles, au niveau de l'appendice xiphoïde, ou au niveau de la ligne mamelonnaire.
Cette dernière mensuration présente l'inconvénient de passer par la région des seins, ce qui peut être une cause d'erreur non seulement chez les tilles, mais chez tous les enfants présentant un certain degré d'embonpoint.
La mensuration axillaire se prend en faisant d'abord tenir les bras élevés verticalement; pendant cette attitude, le ruban métrique est enroulé autour du thorax à hauteur de la racine du bras; puis les bras sont abaissés, et c'est alors seulement qu'on lit les chiffres obtenus; cette manière de faire est un peu compliquée et peut exposer à des erreurs; dans le mouvement d'abaissement des bras, le ruban métrique peut être déplacé; il passe dans cette position pardessus les omoplates, dont la position et la saillie postérieure sont sujettes à des variations notables.
Le périmètre xiphoïdien nous paraît présenter plus d'avantages; la seule difficulté, chez les enfants un peu gras, est de trouver l'interligne qui sépare le corps du sternum de l'appendice xiphoïde; mais, en cette région du thorax, le ruban métrique ne rencontre, pas d'autre saillie osseuse que celle des côtes et de la colonne vertébrale; et même chez les sujets gras, il n'y a pas dans cette région d'amas adipeux de développement très marqué. C'est cette dernière mensuration qui est recommandée aux médecins scolaires parisiens.
Signalons la théorie exposée récemment par le médecin-major Thooris : dans ses recherches pratiquées sur les jeunes recrues, cet auteur remarqua que la respiration normale s'accompagnait d'une forte rétraction de la paroi abdominale. Comme conséquence de ses observations, il propose un nouvel indice respiratoire qui serait donné par la différence entre le périmètre abdominal en expiration et le périmètre abdominal en inspiration. L'activité du diaphragme se traduit toujours par un chiffre négatif et l'insuffisance par une différence nulle ou par un chiffre positif. Si ces recherches étaient confirmées, il faudrait prendre le périmètre ombilical dans les deux temps de respiration.
Le périmètre thoracique, comparé à la taille de l'enfant, donnera un rapport très important à connaître pour la valeur de son développement et de sa résistance physique ; nous avons insisté sur ce point en étudiant le développement physique de l'écolier.
La fiche scolaire parisienne réserve une place pour l'indication de l'amplitude thoracique : il sera intéressant d'y noter non seulement le périmètre thoracique, mais plus encore la différence entre les deux périmètres thoraciques mesurés au moment de l'inspiration et de l'expiration maxima.
Établissement et rédaction de la fiche sanitaire. — Tout ce que nous venons de dire démontre la nécessité de l'établissement des fiches sanitaires individuelles : comment retenir les résultats divers obtenus lors des examens successifs pratiqués sur l'écolier autrement qu'en les consignant sur une feuille ou un registre qu'on pourra toujours consulter? Si Ton admet que l'enfant ne doit pas être admis à l'école sans examen sanitaire préalable, si l'on admet aussi que son développement physique doit être suivi et contrôlé à l'égal de son développement intellectuel, on est nécessairement obligé d'accepter la fiche sanitaire.
Grâce à ce document précis, qui peut suivre l'écolier dans ses changements de résidence, on sera de suite renseigné sur la valeur de son développement, sur son état d'immunité vis-à-vis des maladies épidémiques et sur les précautions ou les mesures spéciales qu'impose telle ou telle tare morbide.
Nous avons étudié, dans un précédent chapitre, les méthodes d'examen physique applicables aux écoliers (Voy. l'Ecolier malade) ; il nous suffit donc ici de montrer à quel moment ces examens doivent être pratiqués, dans quel sens général ils doivent être faits et comment leurs résultats seront utilement recueillis et conservés grâce à l'usage de la fiche individuelle.
La première condition pour la mise en pratique de la fiche scolaire est que sa rédaction ne puisse froisser en aucune façon la susceptibilité des parents ou celle du médecin de la famille; le médecin scolaire devra même s'attacher à montrer aux parents lout le bien que leurs enfants peuvent retirer de cette surveillance sanilaire: les écoliers un peu âgés doivent s'intéresser eux-mêmes aux notes prises sur leur état physique : grâce à cette compréhension commune, la rédaction de la fiche sera plus aisée et son rôle plus efficace ; l'écolier, ses parents, son médecin collaboreront ainsi à la rédaction de la fiche, qui y gagnera en intérêt et en exactitude.
Pour sauvegarder le secret professionnel, il est bien entendu que la fiche sanilaire de l'écolier reste entre les mains du médecin scolaire : une armoire ou un casier dont lui seul a la clef sert à à conserver les fiches; si l'enfant vient à changer d'école, sa fiche est adressée au médecin scolaire du nouvel établissement; à la fin
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de la scolarilé, la liche est remise à l'élève ou à ses parents ; ils peuvent y puiser d'utiles renseignements sur la constitution et sur les aptitudes physiques de l'adolescent qui va à ce moment choisir une profession.
A ce point de vue, le dernier examen pratiqué par le médecin scolaire ferait utilement mention des professions jugées nuisibles ou au contraire favorables à la santé de l'enfant qui va quitter l'école.
Dans un projet de carnet sanitaire établi par le Dr Mathieu, celui-ci a résumé d'une façon très précise les motifs qui doivent encourager les familles à accepter et môme à favoriser rétablissement des fiches individuelles.
« Le carnet sanitaire permet d'établir le bilan de santé de l'élève et de constater si sa croissance se fait normalement.
« Il permet de donner aux familles des renseignements aussi précis que possible sur la santé des élèves. Il peut leur fournir, au besoin, des indications utiles pour les précautions hygiéniques à observer ou un traitement à instituer.
« Il est désirable que les carnets sanitaires des enfants soient conservés dans les familles. Ils constitueront un dossier sanitaire familial dont la connaissance peut être plus tard de la plus grande utilité pour la prophylaxie de certaines maladies et la cure de certaines tendances morbides héréditaires.
« Il est donc de l'intérêt des familles de se prêter, dans la mesure de leurs moyens, à l'établissement et à la tenue à jour des carnets sanitaires. »
Le premier examen de V écolier a lieu lors de son entrée à l'école ; cet examen est d'ailleurs le plus important de ceux que l'écolier aura à subir : c'est à ce moment, en effet, qu'on notera l'histoire de la santé de l'élève avant son entrée à l'école et les résultats de son examen anthropométrique et sanitaire.
Ses antécédents héréditaires ne seront mentionnés que sur la demande des parents ; dans bien des cas où ces antécédents seraient utiles à connaître pour l'avenir de l'enfant, le médecin scolaire obtiendra la permission de les consigner s'il sait user de tact et de discrétion.
Parmi les antécédents personnels, on fera mention particulière des maladies contagieuses dont l'enfant a pu déjà être atteint : rougeole, diphtérie, etc. ; il serait recommandable, dans certains cas, de signaler certaines maladies comme les bronchites ou les affections oculaires ou auditives.
Il pourra être utile de noter d'une façon spéciale, par la simple mention « point faible à surveiller », les organes qui paraissent réclamer une attention particulière.
Après ce premier examen, on soumettra tous les six mois l'enfant