I.UO
1 m être -
0["90C8nt "
QrcigQceal - ^
. Naissance nmcncant
Fig. 119. — Accroissement de la taille de la naissance à treize
(d'après L. Mayet).
12 \3ans ans révolus
structurale que nous verrons s'accuser à propos des autres mesures et de la croissance des organes.
Grande envergure. — La grande envergure, [c'est-à-dire la longueur des bras placés dans l'horizontale, se mesure sur un tableau quadrillé devant lequel ont fait étendre les bras de l'enfant. Nous donnons ici le tableau des résultats obtenus paqLey chez des enfants de six à quatorze ans :
MERY ET GENEVRIER.
HYGIENE SCOLAIRE
Ages
6 ans
Ceutimètres.
Accroissement
On voit qu'il existe une période vers douze ou treize ans, où, après une phase d'arrêt relatif, la poussée d'accroissement est rapide ; cette] poussée répond à la période prépubère d'accélération de croissance.
sr
ZL
1!wa^
%0lLUA
âStowj
JSi
EtûtM^
Jf
tg^
IfS'luJ
HOm^
^5tn.i
Fig. 120. — Moyenne annuelle d'accroissement du périmètre thoracique chez l'enfant normal (d'après Gruchet et Sérégé).
Dans l'ensemble, l'augmentation de l'envergure suit celle de la taille; mais Mayet fait remarquer que les deux mensurations ne sont pas exactement équivalentes; à la naissance, et jusque vers
l'âge de six ans, l'envergure est un peu inférieure à la taille; puis elles deviennent égales ; et enfin l'envergure excède la taille vers la puberté. A la naissance, la grande envergure égalerait 92 centièmes 4 de la taille ; à six ans et demi, 101 centièmes; à seize ans, 103 centièmes.
Périmètre thoraciquc. — La technique suivie pour mesurer le périmètre thoracique est assez variable, ce qui rend peu comparables
50 cm
30 cm
Sans^
0123456789 10 11 12 )3ans
Fig. 121. — Accroissement du périmètre thoracique, de la naissance à treize ans révolus. Courbe moyenne (d'après L. Mayet).
les résultats obtenus par les différents auteurs. L. Mayet place le ruban métrique au niveau des mamelons, ou immédiatement audessous des seins, quand ils existent, chez les filles ; en arrière, le ruban passe immédiatement au-dessous de l'omoplate.
On peut aussi pratiquer la mensuration en faisant passer le ruban immédiatement sons les aisselles : pour appliquer le ruban, on fait écarter jusqu'à l'horizontale les bras de l'enfant, puis on les fait retomber le long du corps : de celte façon, le ruban vient toujours se placer aussi haut que possible sous les aisselles.
Nous préférons le procédé qui consiste à mesurer le périmètre suivant un plan horizontal passant par Yappendice xiphoïde.
Traité d'hyuikne. VI. — 12
178 MÉRY ET GÊNÉ VRlER. — HYGIÈNE SCOLAIRE.
La mensuration doit être faite au stade moyen de la respiration; on obtient un résultat plus précis en prenant la moyenne du périmètre en expiration forcée et en inspiration forcée.
Nous reproduisons les courbes obtenues par Cruchet et Sérégé (fig. 120) et par Mayet (fig. 121).
Les mêmes résultats ont été obtenus par Roberts et par Marro, chez le garçon, dont le périmètre thoracique s'accroîtrait brusquement, comme la taille, vers la quinzième année; Mllc Francillon estime que chez la fille l'augmentation du périmètre thoracique, un peu plus rapide que chez le garçon, se ferait de la treizième à la quatorzième année. Ajoutons que, dans le sexe féminin, la partie supérieure du thorax se développe proportionnellement plus que la partie inférieure, d'où l'amaigrissement de la partie inférieure du buste.
Ainsi la croissance du périmètre thoracique retarde dans les deux sexes d'une année environ sur la croissance en hauteur; puis elle se fait avec une extrême rapidité.
Comme conséquence, pendant cette période de retard, c'est-à-dire entre dix et treize ans, le rapport du périmètre thoracique à la taille, désigné sous nom d'indice de vitalité, descend au-dessous du minimum considéré comme compatible avec la santé. Le soldat français, pour être apte au service militaire, doit avoir un périmètre thora cique supérieur d'une unité au moins à la moitié de la taille évaluée en centimètres, c'est-à-dire que son indice de vitalité doit être au minimum de 0,51. Or, à douze ans, chez le garçon, d'après Roberts, l'indice de la vitalité atteint son minimum de faiblesse : 0,45.
C'est pourquoi, pendant toute cette période de transition, le thorax paraît étroit par rapport à la taille, qui est allongée.
Le Pr Pagliani (de Turin) a adopté pour les filles la mensuration du diamètre bi-acromial, au lieu du périmètre thoracique, dont il juge la mensuration trop difficile ; Binet a également fait remarquer que ce procédé mettait à l'abri des erreurs grossières auxquelles expose la recherche de la circonférence thoracique ; en effet, le diamètre bi-acromial peut être pris d'une façon exacte, grâce aux reliefs osseux qui servent de point de repère ; et, s'il ne fournit pas de renseignement sur l'amplitude respiratoire, il exprime avec précision le développement en largeur du corps, et il peut servir à établir un rapport intéressant entre ce développement en largeur et celui en hauteur.
Hauteur thoracique. — Elle est prise le long de la ligne mamelonnaire, du bord supérieur de la clavicule au rebord costal. Elle donne une moyenne d'accroissement analogue à la moyenne du périmètre thoracique.
Bassin. — Les dimensions du bassin peuvent être prises par mensuration des diamètres bicrétal-iliaque, bi-trochantérien, bi-épineux-iliaque.
L'accroissement le plus grand s'effectue chez le garçon entre treize et seize ans et chez la fille de onze à quatorze ans.
Il est donc plus précoce chez cette dernière, et il est aussi proportionnellement plus considérable. C'est qu'à l'approche de la puberté le bassin de la femme s'organise pour son rôle prochain.
Circonférence céphalique. — Le tour de la tête est mesuré à laide du ruban métrique en passant par les bosses frontales et l'occiput.
Bonnifay,à Marseille, et Ley, en Belgique, ont obtenu de s résultats comparables à ceux de West et à ceux de M"c Francillon montrant que, vers onze et douze ans chez les filles, vers douze et quatorze ans chez les garçons, il se produit dans la croissance de la circonférence céphalique une poussée considérable précédée par un moindre développement l'année précédente. Cette donnée est donc conforme aux mensurations des autres parties du corps.
Voici les chiffres obtenus parBonnifay :
Circonférence Ages. céphalique. Accroissement
Millim. Millim.
Naissance 343,9 »
1 an 429,8 85,9
là 2 ans 459,7 29,9
14 à 17 — 540,8 7,7 Moyenne annuelle. 2,56
Proportions générales du corps pendant la croissance, — Les chiffres qui indiquent la taille d'un sujet ne donnent qu'un résultat global : nous venons de voir que, couramment, on utilise aussi les mensurations du périmètre thoracique. Mais, en dehors de ces mesures, il est très intéressant de connaître les proportions suivant lesquelles se fait l'accroissement des différents segments du corps. Les recherches dans ce sens sont d'ailleurs assez récentes.
Si Ton compare la croissance dans les deux moitiés inférieure et supérieure du corps, on constate d'abord que l'accroissement est beaucoup plus rapide dans la moitié inférieure. Prenant une ligne passant par l'ombilic, comme limite entre les parties inférieure et supérieure du corps, on obtient les chiffres suivants :
Stature
Moitié
Moitié
totale.
inférieure.
supérieure
Centim.
Centim.
Centim,
Accroissement comparé des moitiés supérieure et inférieure du corps,
D'après Daffner.
(L'ombilic forme la limite des parties inférieure et supérieure.)
Age.
Nouveau-né
3 ans
Stratz avait recherché combien de fois la hauteur de la tête est contenue dans toute la hauteur du corps; il avait obtenu les chiffres suivants :
Hauteur Age. de la tête.
Naissance 4 fois
1 an 4 — 1/2
2 ans 5 —
Ces chiffres sont traduits de façon très claire par la figure schématique ci-après (fig. 122).
C'est surtout au D1 Godin qu'on doit les recherches les plus complètes dans ce sens. En 1903, il publia d'abord une étude de la croissance individuelle de 230 enfants de treize ans et demi à dixsept ans et demi: sur chacun de ces sujets, il prit 175 mesures ou indications.
Le résultat de cette première série de recherches est résumé par la figure 123 et par sa légende (p. 182 et 183), qui indiquent clairement l'accroissement relatif des différentes parties depuis la naissance jusqu'à l'âge adulte ; l'irrégularité des lignes par lesquelles on réunirait un môme point du corps est la preuve de l'inégal développement de ces divers segments.
Les tableaux suivants résument les plus importantes mensurations faites par Godin :
1 5 6 7 fi
Fig\ 122. — Proportions relatives des différents segments du corps aux différents âges (d'après Stratz).
(Les chiffres de la partie supérieure de la figure indiquent combien de fois la hauteur delà tête est contenue dans la hauteur totale du corps.)
Dimensions de largeur (en millimètres).