IV. — LES GLANDES A SÉCRÉTION INTERNE
Pendant toute la durée de la croissance, et particulièrement à la période prépubère, l'action des glandes à sécrétion interne s'ajoute aux phénomènes biologiques que nous venons d'étudier et règle souvent leur plus ou moins grande intensité.
Leur étude expérimentale est relativement récente, mais l'influence des glandes testiculaire, ovarienne, thyroïdienne, hypophysaire, surrénale, n'est plus mise en doute.
La sécrétion testiculaire agit indéniablement sur l'organisme masculin, en particulier sur le système osseux et l'appareil musculaire. C'est sous son influence que s'établissent les proportions masculines. De même la sécrétion ovarienne fixe d'une façon indiscutable le type féminin dans ses détails anatomiques et physiologiques.
Le corps thyroïde augmente le volume du cou, surtout chez la femme ; il aide à l'ossification des points de conjugaison, réglemente la poussée du système pileux et joue un rôle certain dans le développement de l'intelligence. Son rôle a paru si important à certains auteurs qu'on a pu attribuer à l'insuffisance thyroïdienne tous les troubles de la croissance.
Les surrénales oui sur l'activité motrice ou psychique une influence considérable.
L'hypophyse règle surtout le développement du squelette et la pression artérielle.
Quant au thymus, sa sécrétion parait être surtout utile dans les premières années de la croissance, car, à l'époque de la puberté, il s'atrophie et son rôle paraît désormais fini.
Particularité remarquable etqueles recherches récentes paraissent avoir mise en lumière, toutes ces glandes à sécrétion interne sont en rapport continuel d'action et de réaction; elles semblent régler mutuellement leur influence. La thyroïde et l'ovaire, l'hypophyse et la thyroïde paraissent avoir un rôle complémentaire ou antagoniste.
C'est leur état d'équilibre réciproque qui détermine la croissance normale.
En étudiant les maladies scolaires, nous aurons l'occasion de revenir sur cette intéressante question des glandes à sécrétion interne.