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Nombre, partou
s dechiFFres calculés s /es élèves .
ombres d'erreurs .
Non
ibres de corrections .
Fig. 186. — Expériences de Burgerstein (d'après Binet et Henri).
Le premier graphique représente le nombre des chifTres calculés par tous les élèves pendant les quatre intervalles de dix minutes. Le deuxième graphique indique les nombres de fautes commises dans ces calculs, et le troisième indique les nombres de corrections. On voit que les deux derniers graphiques montent bien plus vite que le premier, c'est-à-dire que le nombre de fautes augmente bien plus vite que le nombre de chiffres calculés.
Les 10 premiers problèmes sont terminés au bout de dix-sept minutes (deux élèves n'ont pas terminé) ;
Les 10 suivants, treize minutes trois quarts;
Les 10 suivants, treize minutes.
Par conséquent la vitesse des calculs a augmenté vers la fin de l'heure. Ces résultats, relatifs à la rapidité du travail, sont obtenus après la fin des vacances et avant la première leçon du matin; le nombre des fautes fut le suivant :
lre série 7,80 p. 100 des calculs faits.
2e série 5,24 — —
3e série 0,58 — —
Ges chiffres sont peu variables et ne permettent guère de tirer une conclusion précise si Ton tient compte du rôle superposé de l'entraînement et de la fatigue.
Dans une deuxième série, les calculs, au lieu d'être faits le matin, le sont à la fin de la matinée ; les chiffres obtenus accusent un rendement supérieur à celui obtenu avant la classe. Il faut sans doute interpréter cette supériorité du rendement par l'influence prédominante de l'entraînement. D'ailleurs, comme le remarquent Binet et Henri, les expériences de Richter ont le défaut de faire une trop
Matin
Après-midi
1? Avant les classai
matin
2°Jprès2h.decl.
3?Après2h.avec récréation
<h?Après2h.sans récréation
5SAprès3h. avec 2 récréations
6?Après3h.avec une récréation
7?Après3h.Sans récréation
8° Avant les c/£M après-midi
9? Après 1 heure de gymnastique
10fAprès2h.avec récréation
11°Après2h.sans récréation
Fig. 187. — Expérience de Friedrich par la méthode des calculs (d'après Binet
et Henri).
En ordonnées sont portés les rapports du nombre d'erreurs au nombre de chifTres calculés.
grande place à l'exercice, qui peut masquer aisément l'influence de la fatigue ; la méthode des dictées, où le rôle de l'entraînement est certainement moindre, est supérieure à ce point de vue.
Méthode d'Ebbinghaus (procédé de réfection). — Cette méthode a ceci d'intéressantqu'elle a été instituée en vue d'un résultat pratique : c'est en effet à la requête du maire de Breslau que la Société d'hygiène de cette ville rechercha si le système d'enseignement allemand qui consiste à faire le matin, de huit heures à une heure, cinq classes de suite et à laisser l'après-midi complètement libre, ne fatigue pas les élèves.
Une commission formée de médecins, de pédagogues et du psychologue Ebbinghaus, discuta les méthodes employées jusqu'alors pour déterminer expérimentalement la fatigue des élèves et accepta, après ces discussions, la proposition d'Ebbinghaus, c'est-à-dire de faire exécuter par les élèves des calculs analogues à ceux de Burgerstein ; puis de faire des expériences sur la mémoire des chiffres, et enfin de faire remplir les lacunes d'un texte incomplet.
La Commission put expérimenter dans les classes du lycée de garçons et du collège de jeunes filles ; mais, au lieu d'examiner méthodiquement les enfants de chaque classe, et au lieu de faire d'abord quelques expériences isolées pour se rendre compte de la valeur des méthodes employées, celles-ci furent appliquées d'emblée à toute la population scolaire ; et quand la commission dépouilla le résultat des exercices imposés, elle se trouva en présence de plus de 12 000 copies!
Le résultat de cette méthode défectueuse de travail fut que les résultats obtenus manquèrent de netteté : si bien que, malgré toute la latitude laissée aux expérimentateurs, ils ne purent pas apporter un avis nettement formulé sur la valeur des classes groupées dans la matinée, ni sur leur influence au point de vue de la fatigue intellectuelle.
Les méthodes auxquelles eurent recours la commission furent les suivantes :
La méthode de calcul, additions et multiplications, faites après chaque classe pendant dix minutes.
La méthode de la mémoire des chiffres dans des conditions un peu différentes de celles que nous avons plus haut définies : c'est ainsi queles chiffres à retenir étaient pris parmi lesdouze premiers chiffres, dont laprononciation, enallemand, est monosyllabique : la commission pensait que ce caractère uniforme rendait comparables les expériences faitesavecces douze premiers chiffres, alors que lefaitd'avoirà écrire les nombres 10, 1 1 et 12 avec deux caractères au lieu d'un seul exige un surcroît d'attention et une complication du travail susceptible d'augmenter le nombre des fautes.
La troisième méthode employée est celle des combinaisons. On présente aux élèves un texte imprimé, dans lequel certains mots manquent ou ne sont pas achevés ; des traits indiquent le nombre des syllabes qui manquent. L'élève doit remplir les lacunes aussi rapidement que possible ; il doit tenir compte du nombre de syllabes qui manquent dans chaque lacune et les remplir de façon que le sens général du passage ne soit pas altéré.
Exemple : Depuis plus — mois la santé — minis — , touj — chancel , était prof on al — .
Les calculs faits pour représenter les résultats obtenus par cette méthode sont absolument arbitraires.
. Ils ont un autre défaut, c'est celui d'être fort compliqués : on comptait : 1° le nombre de syllabes remplies parles élèves; 2° le nombre de lacunes passées par l'élève, sans être remplies (une demi-faute) ; 3° le nombre de lacunes remplies inexactement (une faute entière) ; on ajoutait le nombre de demi-fautes au nombre de fautes entières, et on retranchait cette somme du nombre total des acunes remplies.
A l'aide des chiffres ainsi obtenus, on pouvait calculer la quantité et la qualité du travail en faisant les équations suivantes : Les équations s'établissaient ainsi :
Compte du nombre de syllabes remplies : = S.
F Compte du nombre de lacunes (demi-fautes) : = -•
Compte du nombre de syllabes remplies inexactement : = F
F Quantité du travail = S F-
Qualité du travail — — — — •
Celte manière de procéder est évidemment compliquée, et les résultats trop généraux obtenus par la commission de Breslau l'ont empêchée de répondre avec précision aux questions qui lui étaient posées. Elle a cependant confirmé les faits déjà connus, à savoir que le nombre des fautes augmente d'une façon générale vers la fin des classes, et davantage encore vers la fin de la journée.
La méthode d'Ebbinghaus permet toutefois d'atteindre un résultat que ne peuvent donner ni la méthode des calculs, ni celle de la mémoire des chiffres ; en effet, l'auteur a pu établir par sa méthode une comparaison entre l'intelligence des élèves d'une même classe. En partageant les élèves de chaque classe en trois groupes, suivant l'état de leur développement intellectuel, on peut calculer le nombre de lacunes remplies par chacun de ces groupes : on constate alors que ce sont les meilleurs élèves qui remplissent le plus de lacunes, tandis que ce sont les derniers qui ont fait le moins de travail.