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SECOURS HORS DU BORD SUR MER ET SUR TERRE. 1O-20I

transport aux brancardiers auxiliaires, viennent se placer aux panneaux de descente pour installer et guider les gouttières.

Si la durée de la pause est suffisante, les brancardiers spécialement désignés ad hoc opéreront la descente des blessés des hunes d'après les principes cpii leur auront été enseignés, l'extraction des tourelles, de la machine, etc.

On n'oubliera pas que la transmission des brûlés doit s'opérer dans des conditions techniques toutes spéciales ; les brûlés ne devront jamais être ni comprimés, ni ligotés.

Dès que le commandement juge nécessaire d'interrompre les transports de blessés pour continuer le combat, il l'ait sonner la « Marche des Zouaves » : les brancardiers remisent les moyens de transport, et chacun rejoint le poste qu'il avait dans la première phase de la lutte, parce que, pendant le combat lui-même, on ne fera rien, ou, si Ton l'ait quelque chose, il appartiendra au commandant seul de juger si l'intervention du service médical, pour débarrasser, par exemple, un poste de combat, est utile ou non.

3° Après le combat ou le combat est terminé. — Sans rien préjuger des circonstances qui peuvent entraîner des actes que les circonstances peuvent imposer, mais qu'un règlement écrit ne peut prévoir, le médecin-major fait une tournée générale pour se rendre compte de l'état et du nombre des blessés; puis il procède aux pansements compliqués et aux opérations d'urgence.

De concert avec le commandant, les postes les plus favorables et que le combat n'aura pas atteints seront choisis pour recevoir les blessés. On adoptera de préférence l'hôpital du temps de paix, les carrés, les logements des officiers, etc.

A l'exception des rares blessés que l'on aura pu panser aseptiqueinent pendant le combat, tous les autres, y compris ceux qui auront rec.u un pansement individuel, devront être l'objet de pansements aseptiques. Mais, si l'évacuation sur un bâtiment-hôpital est possible aussitôt après l'issue du combat, on n'oubliera pas qu'un blessé, dans aucun cas, ne saurait être transbordé sans être pansé. Seulement, pour gagner du temps, et en raison de l'impossibilité en présence de laquelle on se trouverait de faire subir à tous les blessés un pansement complet à bord du bâtiment de combat, les blessés transbordés pourront ne subir le pansement définitif qu'après le transbordement, si toutes ces opérations se font rapidement.

Le médecin-major tiendra un registre sur lequel devront être inscrits les noms de tous les hommes qui ont été blessés, avec la nature de la lésion (1).

SECOURS HORS DU BORD SUR MER ET SUR TERRE, — Jusqu'en 1804, époque où fut signée la Convention de Genève, les

(1) Extrait du Règlement du 2 juin 190'J.

secours de provenance extérieure et destinés aux victimes dos guerres maritimes n'avaient fait l'objet d'aucune discussion internationale. La Convention attira l'attention des puissances sur l'intérêt qu'elles auraient à combler cette lacune en s'inspirant de ses propres décisions, et cette sage mention constitue le premier appel adressé par la diplomatie aux nations civilisées en vue d'une réglementation, pendant une guerre sur mer, de services sanitaires extérieurs.

L'évolution rapide que les marines devaient subir, jointe à l'intelligente initiative de certains peuples, imprima bientôt à cet appel un caractère d'urgence, qui eut pour conséquence la convocation, à plusieurs années d'intervalle, dans différentes capitales d'Europe, notamment à Rome et à Vienne, de congrès médicaux ou de conférences diplomatiques, au cours desquels ce sujet, quelle que fût la valeur documentaire de l'argumentation qu'il suscita, ne put être solutionné.

Car, malgré l'insistance des pays les plus directement intéressés à conclure promptement un accord, les objections soulevées par le règlement si délicat de la neutralisation paralysèrent tous les efforts, et il fallut laisser passer une période de vingt-cinq ans avant que diplomates et marins trouvassent officiellement un terrain d'entente.

Ils y parvinrent enfin en 1899 à l'Assemblée de la Haye.

Entre temps, différentes guerres navales s'étaient accomplies, pendant lesquelles les belligérants convinrent de respecter mutuellement des articles additionnels, qu'en 1868 l'Italie avait produits, dans une conférence tenue à Genève, en sollicitant leur adjonction à la convention militaire de 1864.

Quoiqu'ils n'eussent pas force de lois, puisqu'ils ne furent jamais ratifiés, et si peu précise que fût d'ailleurs leur rédaction, ces articles, au nombre de neuf, constituèrent cependant un mode de législation que la Turquie seule n'accepta pas sans restriction pendant la guerre de 1877-78, mais qui, soit entre la France et l'Allemagne, soit entre le Chili et le Pérou, soit entre l'Amérique et l'Espagne, servit, à défaut d'autre code, de règles aux combattants, A la quatrième réunion internationale qui se tint à Carlsruhe en 1887, le représentant de la France, le médecin en chef de la marine Hyades, émit avec succès la proposition de confier au Comité central de Genève le soin d'étudier et de reviser ces articles additionnels, afin qu'ils fussent définitivement codifiés.

Les grandes puissances dont ce Comité réclama les avis s'empressèrent de lui communiquer leurs vues sous forme de rapports officiels, parmi lesquels celui de l'Allemagne, dû à la plume si autorisée du médecin général de la marine Wenzel, et celui de l'Autriche-Hongrie, élucidaient remarquablement les points les plus épineux du débat.

Mais, en dépit du tact diplomatique qu'il déploya au congrès de Rome de 1892, ce Comité central ne put aboutir qu'à un vœu, tendant

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