‹ Traité d'hygiène (volume 3)Chapitre 54 sur 129 · DÉPOTS DES EQUIPAGES · texte numérisé non relu

DÉPOTS DES EQUIPAGES

d'un combat naval, et la première qui soit entrée dans cette voie est l'ambulance maritime des Dames de Trieste et de Plstrie.

Dès 1890, cette société préparait, sons le contrôle et avec le concours de TÉtat, l'armement d'un paquebot prêté par la compagnie du Lloyd autrichien, afin de transporter, sans restriction de nationalité, les blessés d'une Hotte belligérante de la haute mer à un port.

Ce généreux exemple serait aujourd'hui régulièrement suivi par toutes les nations ; mais il a paru nécessaire en France de réduire l'action des navires aménagés en hôpitaux par les sociétés de secours aux eaux territoriales. Il est d'ailleurs certain que pratiquement il en serait partout ainsi, — en réservant le cas d'une guerre coloniale, — ces navires ne pouvant participer à la tactique imposée aux bâtiments hospitaliers, qui accompagneraient officiellement les escadres.

Le jour d'une déclaration de guerre, une commission choisirait deux paquebots parmi ceux qui, mis à la disposition de nos sociétés de la Croix-Rouge, se trouveraient dans nos ports au moment voulu. Installés par elles en navires-ambulances, ces bâtiments seraient destinés l'un à l'Océan, l'autre à la Méditerranée.

Toutefois, la création des navires-hôpitaux ne représente qu'un des termes de l'intervention des sociétés de secours pendant une guerre navale. Leur action s'exercerait encore le long des côtes et sur les côtes. Le long des côtes, ce sont les yachts ayant, par une déclaration officielle, accepté ce rôleavant la guerre, et les bâtiments des sociétés de sauvetage, qui, rapidement prévenus du lieu de l'engagement, s'efforceraient d'arriver à temps pour recueillir naufragés et blessés.

Sur les côtes, les sociétés possèdent des centres d'approvisionnement en matériel de pansement et médicaments, qui doivent fournir aux besoins des ambulances supplémentaires établies par elles dans certains ports de commerce.

Quant au service d'évacuation sur l'intérieur que rendrait nécessaire l'encombrement des hôpitaux et ambulances desports de refuge, c'est à la Guerre qu'il appartient de l'assurer, de concert avec les grandes compagnies et toutes les sociétés de transport,, en utilisant à la fois les voies de terre, les voies ferrées et les voies d'eau.

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