‹ Traité d'hygiène (volume 3)Chapitre 97 sur 129 · CAISSE DES. INVALIDES ET CAISSE DE PRÉVOYANCE. IO · texte numérisé non relu

CAISSE DES. INVALIDES ET CAISSE DE PRÉVOYANCE. IO

Nous ne pensons pas devoir rappeler l'assistance accordée aux marins à bord des navires, l'obligation imposée à l'armement de conserver à sa charge les frais de traitement soit à bord, soit à terre, des blessés et des malades, non plus que celles du rapatriement et de la conduite jusqu'aux quartiers de l'inscription maritime: mais nous devons faire observer cependant que nombre de navires qui étaient autrefois pourvus de médecins possèdent uniquement, maintenant, des coffres à médicaments avec instruction médicale. Les capitaines s'efforcent certainement de faire de ces médicaments le plus judicieux usage, mais ils sont cependant fort incompétents pour soigner d'une façon rationnelle les malades graves qu'ils se trouvent parfois dans l'obligation de conserver, vu l'impossibilité de les évacuer sur un hôpital. Or, d'une part, l'Etat ne saurait guère intervenir plus efficacement qu'il ne le fait aujourd'hui pour remédier à cette situation, et, d'autre part, il ne conviendrait pas d'édicter à nouveau, à l'égard des armateurs, des mesures abrogées qui se traduiraient pour eux par des charges onéreuses et rencontreraient dans la pratique de sérieuses difficultés. Il appartient à l'initiative privée de rechercher les améliorations qui peuvent être apportées dans chaque cas particulier, et à l'État d'encourager les efforts tentés dans ce sens. De notables progrès ont du reste été déjà réalisés : des institutions de prévoyance garantissent les marins contre les accidents professionnels, les aident dans leur vieillesse, et la Société des OEuvres de mer assure aux pêcheurs de haute mer, dans les parages de Terre-Neuve et d'Islande, une assistance des plus précieuses.

Page 1