‹ Traité d'hygiène (volume 5)Chapitre 121 sur 224 · PESTE CHEZ LES MURIDES · texte numérisé non relu

PESTE CHEZ LES MURIDES

chats domestiques qui ont contracté la peste naturelle dans des villes où régnait une épidémie. En général, le chat est peu sensible à la peste. On a pensé que son immunité naturelle n'est pas assez solide pour le protéger lorsqu'il dévore journellement des rats pesteux. Toutefois il n'est nullement démontré que l'infection chez lui s'opère par la voie digestive; elle peut tout aussi bien résulter d'un grand nombre de piqûres de puces infectées. Le fait que les chats qui meurent de la peste présentent ordinairement des bubons du cou n'est pas contraire à cette supposition.

Cobayes, kang-uroos. — A Bombay, on a vu une épizootie se manifester parmi les cobayes enfermés dans une cage du jardin des plantes. D'autres animaux, placés dans les mêmes conditions, ont été signalés comme susceptibles d'être atteints de la peste naturelle quand ils vivent dans une localité en période d'épidémie. Tel est le cas, signalé par Asburton Thompson, des kanguroos du jardin des plantes de Sydney.

Animaux de basse-cour. — Wilm et après lui quelques auteurs ont cru à la contagion delà peste parmi les animaux domestiques.

Contrairement à ces assertions, les animaux de basse-cour et de ferme tels que porcs, veaux, bœufs, moutons, poules, canards, ne sont pas sensibles à la peste. Il en est de même pour le chien. D'après la Commission anglaise, les expériences sur lesquelles serait fondée l'opinion de Simpson, qui a affirmé la sensibilité à la peste des porcs et des volailles, seraient entachées d'erreur.

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