I. — ASPERGILLOSES
MUCORMYCOSES.
Les aspergillacées (ordre des ascomycètes) forment une famille naturelle de champignons caractérisée par la formation de leur périthèce, toujours muni d'une membrane d'enveloppe entourant
Fig. 39. — Aspercjillus glaucus. Fig.40. — Aspcrçfillus fumigatus.
a, mycélium; b, branches sporifères; c, corps qui portent les spores; /", chapelet des spores.
les asques. Les différents genres de la famille se différencient parles caractères de leur appareil conidien.
Les Aspergillus les plus importants au point de vue pathogène présentent des hyphcsconidiennes simples, renflées à leur extrémité en une sorte de vésicule. Cette vésicule se recouvre de stérigmates simples ou divisées en deux (Sterigmatoci/slis) et se terminant par un chapelet de spores. Les asques arrondies ou piriformes renferment huit spores elliptiques.
ASPKRGTLLOSES. — MUCORMYCOSES.
Au point de vue parasitaire, le type du genre est VAspergillus fumi gatus, dont les effets pathogènes ont fait l'objet d'un grand nombre de travaux, an premier rang desquels il faut placer ceux de Saxer, Rénon, Lucet,etc. On trouvera dans les travaux de Rénonune bibliographie très complète de la question.
Les cultures à'Aspergillus fumigatus, qui s'obtiennent facilemenl sur liquide Raulin,se caractérisent parles variai ions de leur couleur, D'abord clair, le gazon peu épais qu'il forme sur les milieux nutritifs, devient bientôt bleuâtre, vire ensuite an vert et prend, an moment de la maturité, une coloration brunâtre ou grisâtre. Ces différentes couleurs peuvent être observées simultanément sur la même culture, et cet aspect polychrome est assez caractéristique de l'espèce. An microscope, on voit que l'hyphe conidienne n'est qu'à demi recouverte par les stérigmates el que la fructification présente une l'orme plutôt allongée que vraiment sphérique, comme dans la plupart des autres espèces.
C'est principalement sur les oiseaux que VA spergillus fumi g a lus exerce ses propriétés pathogènes. On l'a
observé surtout chez les pigeon, le dindon, chez lequel il peut causer une péritonite épizootique (Lignières et Petit), le faisan, la poule, etc.
On l'a observé quelquefois chez les mammifères tels que la vache (Zurn, Franck), le cheval (Pech, Thary et Lucet). Chez l'homme, il peut provoquer une pseudo-tuberculose pulmonaire très grave on plus rarement intéresser le rein, la peau, la cornée (Johnson, Osterroht), la cavité naso-pharyngée (Deile) ou le conduit auditif.
Expérimentalement,, l'inoculation des spores conidiennes de VAspergillus provoque une maladie très analogue à celle produite par l'inoculation du champignon du muguet. Là forme la pins sévère est l'inoculation intraveineuse ou intrapéritonéale qui provoque chez le pigeon, le lapin, le cobaye, le singe, une affection mortelle en quelques jours avec localisation principale sur le foie chez le pigeon, sur les reins chez le cobaye et le lapin. Tous les antres organes sont (''gaiement pins on moins intéressés. L'infection aspergillienne présente ce caractère particulier d'être proportionnelle an nombre des
Fig. 41. — Coupe de fausse membrane de bronchite chronique aspergillaire (d'après Savoff).
ACHALME.