INDEMNES
tenues beaucoup à l'écart ; elle trouve son application pourtant dans beaucoup de cas : dans les villages, dans les villes, on peut séparer complètement les habitations des Européens des agglomérations d'indigènes (1). Les Anglais aux Indes ont d'ordinaire des villes européennes distinctes des quartiers hindous ; ils sont moins atteints dans ces pays qu'en Afrique, où, dans les bourgades, les noirs vivent côte à côte avec les blancs. Le principe de Yisolement des indemnes (la ségrégation des Anglais) doit être suivi avec d'autant plus de rigueur que la quininisation du virus se fait plus mal. Il n'est pas inhumain ni impolitique de se borner à cet isolement, dans tous les cas où le réservoir de virus, dans les pays encore barbares, n'est pas assez docile pour accepter la quininisation régulière, ou encore lorsque l'on est en voyage ou en expédition.
En ce qui concerne les anciens infectés, la prophylaxie consiste à hâter leur guérison, poursuivie clans le but cV enlever aux Anophélines la possibilité de s infecter. On y tâchera :
1° Par le traitement quinique spécifique ;
2° Par l'amélioration de leur mode d'existence ;
3° Tant que la guérison nest pas acquise, les anciens infectés doivent être tenus à l'écart des indemnes.