‹ Traité d'hygièneChapitre 127 sur 191 · LIQUE · texte numérisé non relu

LIQUE

en

acide oxalique.

Sol.

Sol.

Sol.

Sol.

Sol.

Sol.

acide.

alcaline.

acide.

alcaline.

acide.

alcaline.

Eau distillée fraîchement préparée. . . .

La même après 1 jour

La même renfermant des poussières

Eau distillée additionnée de :

Sucre cristallisé 0ol',01 par litre

osr,05 —

Glucose 0sr,01 —

Dextrine 06^01 —

Acide tartrique OS^IO —

Albumine d'œuf Obi1, 10 —

Urée lK'^00 —

La même solution après 24 heures.. .

Eau ayant lavé des cadavres, fraîche.

— — 5 jours.

Macération à froid de viande dans

eau fraîche

Même eau en cours de putréfaction..

Eau distillée additionnée de un cent.

cube par litre des produits sui-

vants :

Bouillon de viande de cheval frais . . .

Liquide de fosses d'aisances

Même eau après 24 heures

— 3 jours

Purin frais

Même eau après 24 heures

— 5 jours

Urine fraîche

Autre urine

Eau de macération de foin (10 gr.

de foin dans 1 litre d'eau, 3 jours

d'été à 32°)

Eau de lavaqe de terre (500 c. c. d'eau

fdtrée sur 1 kilog. de terre (1). —

1 c. c. de cette eau filtrée dans

1 litre d'eau dist.)

La même eau après 5 jours

Eaux de lavoir : 2 c. c. dans 1 litre

d'eau distillée

(1) Terre de jardin ayant reçu du fumier de ch

eval.

tillons, *251 étaient manifestement pollués par des matières fécales, eaux de lavoir, matières organiques en putréfaction, etc. Dans ces mêmes eaux, l'analyse bactériologique a permis d'isoler des germes dangereux ou d'origine suspecte : colibacille, bacille typhique, staphylocoque pyogène, bacille pyocyanique, bactéries chromogènes des matières fécales, bactéries putrides. Ainsi, dans 85 cas sur 100, où la matière organique dépassait 1 milligramme, le chiffre plus élevé en solution alcaline qu'en solution acide indiquait des eaux suspectes ou au moins très contaminées.

Chlorures. — La présence des chlorures dans [l'eau n'offre pas d'inconvénients, si ces chlorures ont une origine naturelle, s'ils viennent du sol traversé. Il arrive souvent, par exemple, dans les régions voisines de la mer ou dans les puits artésiens, que les doses de chlorure de sodium dans les eaux sont assez élevées. — Sauf dans ces cas un peu exceptionnels, la proportion de chlore dans les eaux de bonne qualité est peu élevée. Une dose forte peut être un indice de souillure par des infiltrations d'urine ou de matières fécales; l'urine renferme, comme on sait, environ 13 p. 1000 de chlorures alcalins.

Il n'y a donc pas de limites à fixer sur les proportions du chlorure de sodium dans l'eau et l'on peut admettre jusqu'à 1 gramme de chlorure de sodium sans inconvénient pour la santé publique. Sous ce rapport, nous avons déjà cité comme exemple (p. 332) les villes d'Eu, du Tréport, de Mers qui sont alimentées par l'eau d'une nappe artésienne stérile et très pure renfermant environ 1 gramme de chlorure de sodium d'origine géologique. Cette quantité n'est pas perceptible au goût, et l'un de nous, au cours d'une expertise très documentée, en collaboration avec Moynier de Villepoix et Bor, a pu se convaincre qu'aucun inconvénient ne résultait de leur emploi dans l'alimentation publique (additions aux boissons, préparation et cuisson des aliments, lavages, emplois industriels, etc.). La saveur de l'eau contenant des proportions assez fortes de sel marin ne paraît pas désagréable : on peut citer, à ce propos, l'eau d'Apollinaris, dont on fait une si grande consommation dans le monde entier comme eau de table et qui est cependant additionnée de I gramme par litre de chlorure de sodium (1).

Pour l'association des chlorures avec les nitrates, voy. p. 341.

Urée, eystine, matières grasses. — Dans les eaux extrêmement contaminées par les urines, matières fécales, eaux résiduaires, on peut obtenir, par les recherches analytiques appropriées, des réactions permettant de déceler ces différents produits organiques. Ces recherches n'ont pas beaucoup d'utilité pratique et sont fort complexes. Signalons pour mémoire les réactions préconisées par Causse (2) pour déceler la eystine par le chloromercurate de diazo-

(1( Ed. Box jean, Enquête et étude sur l'eau d'Apollinaris, 1902. (2j Causse, Hydrologie, Paris, 1903.

3i8 J. OGIER ET ED. BONJEAN. — L'EAU. ANALYSES,

benzène-sulfonate de sodium, et Les produits de putréfaction parle violet de méthyle sulfureux ; Molinié a constaté que le réactif préconisé par Causse pour la recherche de la cystine ne saurait élre très caractéristique (1); le violet de méthyle sulfureux nous a donné des résultats insignifiants.

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