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COMPOSITION MOYENNE DE L'ECORCE TERRESTRE

Report 100,00

Baryum 0,03

Fluor 0,03

Azote 0,02

Chrome 0,01

Zirconium 0,01

Nickel 0,005

Strontium 0,005

Lithium 0,005

Ce sont ces quelques éléments chimiques qui interviennent clans tous les phénomènes géologiques et dont les combinaisons diverses ou les séparations par voie mécanique ou par précipitation forment toutes les variétés de nos roches et de nos terrains.

Les eaux agissent sur eux suivant leur solubilité, etnous avons déjà vu qu'il en résultait dans les terrains altérés un accroissement relatif immédiat de certains éléments par rapport à d'autres : par exemple de la magnésie ou de la baryte par rapport à la chaux. Inversement la proportion des éléments solubles se trouve rapidement accrue dans les eaux et c'est ainsi que celles-ci arrivent bientôt à contenir une proportion sensible d'alcalis et particulièrement de soude, avec une quantité de chaux qui, très forte au moment où ces eaux émergent d'un terrain calcaire, a toujours une tendance à se reprécipiter.

Les métalloïdes qui viennent acidifier ces bases sont surtout le soufre, le chlore, le carbone et l'azote, dont les deux derniers ont en grande partie une origine organique.

Le soufre est un élément très répandu dans le monde minéral. Sans qu'il soit même nécessaire de faire intervenir des filons métallifères clans lesquels le soufre est ordinairement l'élément minéralisateur essentiel, beaucoup de roches cristallines et surtout les roches dites basiques, c'est-à-dire celles où la silice est peu abondante par rapport aux bases, renferment de la pyrite dans leur constitution. On retrouve du soufre, quelle que soit alors son origine, dans les fumerolles volcaniques qui contribuent à en répandre à la surface, et, pour ces deux raisons, l'acide sulfurique, produit par l'oxydation superficielle du soufre, se trouve être un principe à peu près constant de toutes les eaux qui en apportent constamment à la mer. Les anciens dépôts d'évaporation marins compris clans certains terrains géologiques renferment, par une conséquence directe, des amas fréquents de sels sulfatés, dont le principal est le sulfate de chaux (anhydrite ou gypse), et le sulfate des terrains géologiques, étant soluble, contribue à son tour à enrichir en sulfates les eaux qui circulent sur les terrains gypseux, dont le trias et le tertiaire renferment en France de nombreux spécimens.

Le sulfate de chaux n'est d'ailleurs pas le seul sulfate qui se renconl re dans la nature; il s'est produit, dans des conditions analogues, des

sulfates de magnésie, de soude, ete., qui donnent à certaines eaux une action spéciale.

Le soufre peut en outre se présenter à l'état d'acide sulfureux, de sulfures alcalins ou alcalino-terreux et d'hydrogène sulfuré dans des conditions sur lesquelles nous reviendrons bientôt.

Pour le chlore, certains éléments du problème sont les mêmes. Toutes les roches cristallines renferment un peu de chlore dans leur constitution môme ; les fumerolles volcaniques sont en grande partie chlorurées quand elles se dégagent à haute température. Les dépôts lagunaires des anciennes époques géologiques comprennent de grands amas de chlorure de sodium ; la mer est un réservoir inépuisable du même sel et la pulvérisation des vagues entraînées par le vent contribue à répandre des chlorures jusqu'à une grande distance des côtes. Toutes les eaux de surface sont donc un peu chlorurées, le chlore pouvant être associé surtout aux alcalis, à la chaux ou à la magnésie.

Mais les chlorures des eaux peuvent, en outre, avoir une origine organique, qui est particulièrement à retenir dans les questions d'hygiène. Le chlorure de sodium entre, en effet, dans la constitution des êtres vivants et dans leurs déchets; la surabondance des chlorures dans une eau peut, quand elle est accompagnée de nitrates, mettre sur la voie d'une infiltration organique.

Le carbone est à rapprocher des éléments précédents. Lui aussi existe dans toutes les roches, dans les fumerolles, dans les terrains, dans la mer, dans les eaux, dans les corps organisés. Indépendamment du carbone qui a déjà passé par des formes vivantes et de l'acide carbonique des terrains calcaires, qui représente lui-même en grande partie un semblable phénomène organique des temps passés, l'écorce terrestre dégage incessamment du carbone, soit à l'état de carbure d'hydrogène, soit, après combustion, en acide carbonique. Ces dégagements de carbure d'hydrogène et d'acide carbonique constituent un danger dont il va être question plus en détail.

C'est à l'état d'acide carbonique que le carbone entre en composition minérale et cet acide carbonique est surtout associé à la chaux, mais peut aussi se trouver uni aux alcalis, à la magnésie, au protoxyde de fer, etc. Il présente cette particularité, qui joue un grand rôle dans la forme affectée par ses cycles superficiels, qu'un excès d'acide carbonique dissout fréquemment des carbonates, appelés à se reprécipiter quand cet acide carbonique en excès se dégage. C'est ainsi que se produisent notamment les concrétions calcaires. Il ne faut pas oublier qu'elles sont accompagnées par un dégagement d'acide carbonique susceptible de devenir dangereux s'il n'est pas emporté par l'aérage.

Enfin, bien que les roches renferment des traces d'azote, l'origine principale de Yazole est dans l'air, auquel il est généralement emprunté par l'intermédiaire d'une activité organique. Cet azote

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