‹ Traité d'hygièneChapitre 66 sur 191 · LES COURS D'EAU · texte numérisé non relu

LES COURS D'EAU

troisième puits artésien pour la ville même de Sainle-Menehould, ona choisi un point plus bas placé et on fera un double tubage (à remplissage de ciment) complètement éi anche, qui permettra sans doute d'obtenir un véritable jaillissement de quelques mètres au-dessus du sol. D'ailleurs, cette précaution du tubage étanche est indispensable pour les puits des nappes profondes (surtout quand elles ne sont pas artésiennes, c'est-à-dire refoulantes), pour éviter leur mélange avec l'eau de la nappe ou du réseau phréatique proprement dit, au cas où celle-ci serait contaminée. Et comme, d'autre part, il empêche les déperditions dans les zones perméables intercalaires, il y a double raison de considérer la trop fréquente abstention du tubage étanche comme une économie fort mal entendue. Les puits artésiens présentent cet autre inconvénient de s'affaiblir les uns les autres quand on les multiplie aux dépens d'une même nappe. A partir de 1884, la ville de Denver, au Colorado, creusa 400 puits artésiens en quelques années sur un espace de 65 kilomètres de côté et 8 kilomètres de largeur; à partir de 1888 ils baissèrent; à la fin de 1890, tous, sauf six, avaient dû être pourvus de pompes (1) !

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