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au niveau des poumons

2,9 — — par les urines et les matières fécales.

On pourrait considérer Pair que nous respirons, ou plutôt l'oxygène qu'il renferme, comme le premier et le plus indispensable de tous les ahments; mais il est d'usage de n'accorder ce nom qu'aux substances introduites dans le tube digestif, et qui, transformées par le travail physiologique dont il est chargé, sont absorbées, éliminées ou assimilées à nos tissus.

Il nous parait inutile de rappeler ici les définitions classiques qui ont été formulées, à cet égard, par divers auteurs.

Les aUments sont des substances introduites dans l'organisme pour : 1° subvenir à ses dépenses de forces vives ; 2° fournir des matériaux de réparation et de croissance s'il y a lieu (Richet et Lapicque, Dictionnaire de physiologie).

S.'il est une vérité bien démontrée par la physiologie moderne, c'est que, pour être complète, l'aUmentation doit être variée. Mis directement en présence des éléments chimiques qui constituent ses tissus, l'organisme ne saurait en tirer parti; mais c'est après un travail préalable que ces substances, dissoutes, modifiées et dissociées par la digestion, se trouvent réduites à l'état où elles peuvent servir utilement à la nutrition. « La cellule vitale, dit Claude Bernard, n'est pas condamnée à faire la synthèse nutritive au moyen des principes immédiats qui lui viennent du dehors, mais au moyen des principes élémentaires. »

Toutefois, pour réparer les pertes de nos tissus, des produits d'origine et de composition diverses sont nécessaires, et plusieurs substances différentes doivent concourir à ce but. Nous ne voulons point rappeler les expériences célèbres, aujourd'hui tombées dans le domaine public, qui ont démontré l'inefficacité nutritive, non seulement des corps ternaires, mais encore des composés quaternaires, pris isolément (la gélatine, par exemple). Il est de notion vulgaire aujourd'hui que, si la viande et le lait sont des aliments complets, c'est en raison même de la multiplicité et de la diversité des éléments que renferment ces deux substances.

Dumas et Boussingault, en 1841, avaient divisé les principes alimentaires en assimilables et combustibles. Liebig a reproduit cette distinction en aliments plastiques, destinés à réparer les pertes de nos tissus, et en ahments respiratoires^ destinés à servir aux combustions d'où proviendrait la chaleur animale. Les progrès de la science moderne ne nous permettent plus de nous placer à ce point de vue.

La classification proposée par Bunge est également passible de quelques objections. Elle mérite cependant d'être mentionnée ici. Elle comprend trois séries :

1° AUments qui servent à la fois à la réparation des tissus et à la production de l'énergie (chaleur, travail mécanique, etc.) : albumines, graisses;

2° Aliments qui sont uniquement une source d'énergie mais qui ne servent pas a la réparation des tissus : hydro-carbonés, matières gélatineuses (et oxygène);

3" Aliments qui ne sont point une source d'énergie, mais qui servent à la réparation des tissus : eau, sels minéraux.

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