VIANDE DE CHEVAL
en juin 1866, une ordonnance du préfet de police du département de la Seine autorisant rétablissement dans Paris de ])oucheries spéciales pour la vente de la viande de cheval, sous des conditions restrictives rigoureuses, destinées à protéger la santé publique contre les dangers et les fraudes inhérents à l'état sanitaire des animaux utilisés.
Dès 1867, on abattit à Paris 2 15:2 chevaux, ânes et mulets, représentant plus de 400 000 kilogrammes de viande nette.
En 1872, la consommation a été de 5 752 tètes, qui ont fourni environ 995 000 kilogrammes de viande; il existait à Paris plus de 40 boucheries de cheval.
En 1875, 6 865 tètes, représentant environ 1 200 000 kilogrammes.
En 1876, 9 271 têtes, représentant environ 1 600 000 kilogrammes.
En 1890 on a abattu à l'abattoir de Villejuif 18148 chevaux, 248 ânes, 34 mulets représentant 4 568 600 kilogrammes; sur ce chiffre il a été fait 2 869 saisies correspondant à 297 678 kilogrammes ; 42 saisies ont eu lieu pour morve et farcin.
Pendant le siège de Paris, on a consommé plus de 65 000 chevaux, ou plus de 12 millions de kilogrammes de viande de cheval.
A Lyon, la consommation anuuelle peut être évaluée à 1 500 chevaux, ânes ou mulets, représentant environ 250 000 kilogrammes de viande nette.
Quelques autres grandes villes ont également des boucheries de cheval.